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Zambie : Hakainde Hichilema face au défi d’un second mandat

Zambie : Hakainde Hichilema face au défi d’un second mandat

Réélu le 13 août, Hakainde Hichilema a officiellement repris les commandes de la Zambie. Son nouveau mandat s’annonce décisif pour l’économie et la vie politique du pays.

La cérémonie d’investiture est désormais derrière lui. Hakainde Hichilema entame une nouvelle étape de sa présidence en Zambie après avoir prêté serment mardi 1er septembre à Lusaka.

Le chef de l’État a été réélu pour cinq années supplémentaires. Il devra désormais transformer les résultats économiques revendiqués par son gouvernement en améliorations concrètes pour la population, tout en répondant aux critiques liées au scrutin.

Une nouvelle feuille de route économique

Pour ce deuxième mandat, Hichilema veut accélérer le développement du pays.

Le président zambien estime que son premier passage au pouvoir a permis de remettre l’économie sur une trajectoire plus stable. Son gouvernement a notamment avancé sur la restructuration de la dette et renforcé les relations avec les partenaires financiers internationaux.

La prochaine étape consiste désormais à obtenir une croissance davantage ressentie par les ménages.

L’emploi, les investissements et le pouvoir d’achat devraient ainsi figurer parmi les principales priorités de la nouvelle administration.

Cette ambition intervient alors que la Zambie conserve une place stratégique sur le marché mondial des matières premières.

Le cuivre reste un enjeu majeur

Le secteur minier occupe une position centrale dans l’économie zambienne. Le cuivre constitue notamment l’une des principales richesses du pays.

Le gouvernement souhaite augmenter fortement les volumes produits au cours des prochaines années. Cette politique doit permettre d’attirer de nouveaux capitaux et de renforcer les recettes publiques.

Mais la hausse de la production minière pose aussi une question essentielle : comment faire profiter davantage la population des revenus générés par cette activité ?

Les autorités devront notamment veiller à la création d’emplois et au financement des infrastructures et des services publics.

La présence croissante d’investisseurs étrangers, notamment chinois et occidentaux, donne également à la Zambie une importance stratégique qui dépasse ses frontières.

Une réélection qui laisse des tensions

Sur le plan politique, le nouveau mandat commence dans un environnement moins serein.

La Commission électorale de Zambie a annoncé la victoire de Hichilema avec environ 60 % des suffrages. Brian Mundubile est arrivé derrière lui avec près de 38 %. Les résultats de l’élection présidentielle en Zambie ont toutefois été contestés par l’opposition.

L’opposition au cœur des préoccupations

Le cas de Brian Mundubile constitue désormais l’un des principaux dossiers politiques du pays.

Le candidat malheureux et sa colistière Makebi Zulu ont été arrêtés après l’élection. Ils font l’objet de poursuites liées notamment à une affaire de trahison, selon les autorités et leurs avocats.

Cette situation alimente les critiques contre le pouvoir. Elle pourrait aussi peser sur l’image démocratique de la Zambie, longtemps considérée comme l’un des pays relativement stables d’Afrique australe.

Hichilema affirme pourtant vouloir gouverner au-delà des clivages électoraux. Lors de son investiture, il a assuré que les voix de ceux qui avaient choisi l’opposition devaient également être entendues.

Un président attendu sur ses promesses

Le deuxième mandat d’Hichilema sera donc jugé sur plusieurs fronts.

Sur le terrain économique, les attentes sont fortes. Les Zambiens veulent voir les bénéfices de la reprise se traduire par davantage d’emplois et de meilleures conditions de vie.

Sur le terrain politique, le gouvernement devra rassurer sur le respect du pluralisme et des institutions.

La communauté internationale suit également cette évolution avec attention. La Zambie possède d’importantes ressources en cuivre et entretient des relations économiques avec plusieurs grandes puissances.

Hakainde Hichilema dispose désormais de cinq ans pour démontrer que la stabilité économique peut aller de pair avec une vie démocratique apaisée.

Son deuxième mandat sera ainsi moins marqué par la conquête du pouvoir que par la capacité à transformer les promesses en résultats.

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