Le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry a livré sa version des faits après le décès de Mamadou Djouma Bah. Le jeune candidat, condamné pour fraude au baccalauréat, est mort alors qu’il purgeait une peine de prison à Kindia.
Dans un communiqué publié le 23 juillet 2026, l’institution judiciaire revient sur la procédure engagée contre les candidats poursuivis. Elle apporte également des précisions sur la prise en charge médicale du jeune homme.
Une fraude découverte pendant les épreuves
Les faits remontent au 2 juillet 2026. Ce jour-là, les équipes chargées de sécuriser les examens interviennent dans plusieurs centres de la préfecture de Kindia.
Les contrôles révèlent la présence de documents interdits sur plusieurs candidats. Selon le Parquet, six élèves détenaient des feuilles manuscrites contenant des réponses ou des éléments de correction.
Les enquêteurs découvrent ces documents dans des cahiers de brouillon et dans des vêtements. Ils estiment que les candidats comptaient les utiliser pendant les compositions.
La justice condamne les six candidats
Le Tribunal de première instance de Kindia examine rapidement le dossier.
Le 7 juillet 2026, il reconnaît les six candidats coupables de fraude aux examens. Par conséquent, chacun écope d’un mois d’emprisonnement ferme. Le tribunal prononce aussi un mandat de dépôt et met les frais de justice à leur charge.

Mamadou Djouma Bah transféré à l’hôpital
Pendant son incarcération à la maison centrale de Kindia, Mamadou Djouma Bah présente des problèmes de santé.
Dès les premiers signes, le procureur de la République autorise son transfert vers le Centre hospitalier régional Alpha Oumar Diallo de Kindia.
Les équipes médicales lui administrent les soins nécessaires. Malheureusement, le jeune candidat succombe malgré leur intervention.
Le Parquet présente ses condoléances
Après ce décès, le Parquet général exprime sa compassion envers la famille du défunt. Par ailleurs, il adresse ses condoléances aux proches de Mamadou Djouma Bah, à la communauté éducative et à l’ensemble du peuple guinéen.
Les causes du décès restent attendues
Le communiqué retrace les principales étapes de cette affaire. En revanche, il ne précise pas la cause médicale exacte du décès.
Ainsi, les autorités devront apporter d’autres éléments si des investigations complémentaires sont menées.
Cette affaire continue de susciter de nombreuses réactions en Guinée. Enfin, elle relance les débats sur la lutte contre la fraude aux examens et sur la prise en charge sanitaire des personnes détenues.