Une page se tourne dans l’organisation des élections en Côte d’Ivoire. Après sa dissolution en mai dernier, l’ancienne Commission électorale indépendante (CEI) entame désormais sa liquidation administrative.
Le passage de témoin entre Kouassi Éloge Macaire, ancien secrétaire général de l’institution, et Lassana Sylla, nommé pour conduire les opérations de liquidation, s’est tenu lundi au siège de l’ex-CEI à Cocody-Les II Plateaux.
La cérémonie a été supervisée par Gilbert Koné Kafana, Haut représentant du Président de la République. Le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, était également présent.
Lassana Sylla prend les commandes de la liquidation
Dissoute le 6 mai 2026, l’ancienne CEI avait conservé certaines activités afin d’assurer la gestion des affaires courantes. Cette période transitoire prend désormais fin avec l’installation du liquidateur.
Lassana Sylla devra dresser un état précis de la situation laissée par l’ancienne institution. Son intervention concernera aussi bien les ressources humaines que les biens, les engagements financiers et les dossiers encore en cours.
Le sort des anciens agents au centre du processus
La situation du personnel constitue l’un des dossiers sensibles de cette phase. Le liquidateur entend examiner individuellement les droits des agents ayant travaillé pour l’ex-CEI.
Cette démarche devra permettre de déterminer les obligations de l’ancienne institution envers son personnel et, lorsque les conditions sont réunies, de procéder au règlement des droits sociaux.
Que deviendront les biens de l’ancienne CEI ?
L’autre chantier concerne le patrimoine de l’ex-institution. Un état des lieux doit permettre de recenser les biens encore détenus par l’ancienne CEI et de déterminer leur situation.
Le liquidateur devra également veiller à leur conservation avant toute décision concernant leur devenir.
Les projets qui avaient été lancés avant la dissolution seront eux aussi passés en revue. L’objectif consiste à déterminer ceux qui peuvent être poursuivis, clôturés ou faire l’objet de nouvelles orientations.
Les comptes de l’ex-institution vont être arrêtés
La situation financière figure également parmi les dossiers prioritaires. Les engagements pris auprès des fournisseurs et des prestataires devront être identifiés et traités.
Lassana Sylla devra, dans le même temps, rechercher les sommes éventuellement dues à l’ancienne CEI. Les créances identifiées feront ensuite l’objet des démarches nécessaires à leur recouvrement.
Cette opération doit permettre de clarifier la situation financière de l’ex-institution avant la clôture définitive de ses activités.
Vers une nouvelle organisation des élections
Pour Gilbert Koné Kafana, la fin de l’ancienne CEI ne constitue pas seulement une opération administrative. Elle accompagne une évolution du dispositif institutionnel chargé de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire.
Le Haut représentant du Président de la République a ainsi demandé au liquidateur de sécuriser les biens de l’ex-CEI, de finaliser les comptes et de régler les questions liées aux dettes et aux créances.
L’expérience de l’ancienne CEI appelée à rester utile
Kouassi Éloge Macaire a, pour sa part, souligné que la disparition juridique de l’institution ne fait pas disparaître les acquis accumulés durant son existence.
Les compétences développées par ses agents, les expériences acquises et les réalisations de l’ex-CEI pourraient ainsi être utiles au futur système de gestion des élections.
La liquidation doit donc permettre de régler les derniers dossiers de l’ancienne institution, alors que les autorités ivoiriennes préparent la mise en place d’un nouveau mécanisme électoral.