L’opposant historique ougandais Kizza Besigye a été hospitalisé après un malaise survenu en pleine audience. Son état de santé préoccupe ses proches, qui réclament une prise en charge médicale adaptée.
Kizza Besigye a perdu connaissance mercredi pendant son procès à Kampala. Les secours l’ont rapidement conduit vers un hôpital de la capitale ougandaise. L’ancien candidat à la présidentielle comparaissait alors pour une affaire de haute trahison.
Son épouse, Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’ONUSIDA, affirme que l’opposant reste inconscient et que son état demeure critique. L’établissement hospitalier a confirmé son admission en soins intensifs, sans fournir davantage de détails.
Une figure majeure de l’opposition ougandaise
Âgé de 70 ans, Kizza Besigye joue un rôle central dans la vie politique ougandaise depuis plusieurs années. Ancien médecin personnel du président Yoweri Museveni, il est devenu l’un de ses principaux adversaires.
L’opposant a participé à plusieurs élections présidentielles. Il accuse régulièrement le pouvoir de restreindre les libertés publiques et de limiter l’espace politique.
Ses proches dénoncent ses conditions de détention
Kizza Besigye est détenu depuis plusieurs mois dans le cadre d’une procédure pour haute trahison. Cette accusation peut entraîner la peine de mort en Ouganda.
Sa famille et ses avocats demandent sa libération pour raisons médicales. Ils dénoncent également des conditions de détention qu’ils jugent difficiles.
Les organisations de défense des droits humains suivent cette affaire avec attention. Elles appellent les autorités à garantir les droits de l’opposant et son accès aux soins.
Une affaire qui ravive les tensions politiques
Le malaise de Kizza Besigye intervient dans un contexte politique tendu en Ouganda. Les critiques contre le gouvernement concernent notamment le traitement réservé aux opposants, aux avocats et aux médias indépendants.
Pour ses soutiens, l’état de santé de l’ancien candidat à la présidentielle représente une nouvelle alerte. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur la suite de la procédure judiciaire.