Le drame s’est produit dans la matinée du lundi 3 août dans le secteur de Sela Dingay, situé à environ 200 kilomètres au nord-est d’Addis-Abeba.
Selon les autorités religieuses locales, de violentes précipitations ont frappé la région durant la nuit. Des éclairs et des coups de tonnerre ont accompagné ces intempéries.
Peu après, une importante coulée de boue, mêlée à des rochers, a dévalé une colline. Elle a enseveli une partie du monastère orthodoxe Tsadkane Mariam, où de nombreux fidèles étaient réunis pour des prières.
Quatorze pèlerins perdent la vie
Le responsable du diocèse, Megabe Hadis Neka Tibeb Ababu, a indiqué que 14 pèlerins sont morts sur place.
Les secours ont également pris en charge cinq blessés. Trois d’entre eux, grièvement atteints, ont été transportés vers un hôpital pour recevoir des soins. Les deux autres souffrent de blessures moins graves.
Les autorités locales ont confirmé ce bilan, tout en précisant que les recherches n’avaient révélé aucune autre victime.
Les catastrophes naturelles frappent régulièrement l’Éthiopie
Ce glissement de terrain en Éthiopie survient en pleine saison des pluies, qui s’étend généralement de juin à septembre.
Chaque année, les fortes précipitations provoquent des inondations et des mouvements de terrain dans plusieurs régions du pays. Les zones rurales figurent parmi les plus exposées à ces phénomènes.
En juillet 2024, un glissement de terrain survenu dans le sud de l’Éthiopie avait fait au moins 257 morts. Quelques mois plus tard, d’autres intempéries avaient encore causé la mort de 80 personnes dans cette partie du pays.
Une nouvelle alerte sur les risques climatiques
Cette catastrophe rappelle la fragilité de plusieurs régions éthiopiennes face aux événements météorologiques extrêmes.
Les autorités poursuivent l’évaluation des dégâts et l’assistance aux victimes. De leur côté, les communautés religieuses et les habitants de la région de l’Amhara pleurent les pèlerins disparus dans cette nouvelle tragédie.