La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ne renonce pas à son ambition de lancer l’ECO en 2027. Les dirigeants ouest-africains ont réaffirmé cet objectif lors de leur 69ᵉ sommet ordinaire. Toutefois, plusieurs décisions essentielles restent en attente avant le démarrage effectif de la monnaie unique.
Les chefs d’État ont confirmé que le projet avancera progressivement. Ainsi, seuls les pays remplissant les critères de convergence économique pourront participer à la première phase.
Les premiers pays participants restent à déterminer
La CEDEAO n’a pas encore dévoilé la liste des États qui adopteront l’ECO dès son lancement.
En février dernier, des discussions avaient évoqué un premier groupe composé du Nigeria, du Ghana, du Liberia, de la Sierra Leone, de la Gambie et de la Guinée. Cependant, le communiqué publié à l’issue du sommet de juillet ne confirme pas cette hypothèse.
La participation dépendra du respect de plusieurs critères économiques. Les États devront notamment maîtriser l’inflation, les déficits publics, le niveau d’endettement et la stabilité de leur monnaie.
Plusieurs questions attendent encore une décision
Les responsables de la CEDEAO reconnaissent que plusieurs dossiers restent ouverts. Par conséquent, les gouverneurs des banques centrales poursuivront leurs consultations dans les prochains mois.
La Commission de la CEDEAO et l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest prépareront également de nouvelles propositions. Elles les présenteront ensuite à la Task Force présidentielle chargée de piloter le projet.
La Côte d’Ivoire conserve un rôle stratégique
La prochaine réunion de cette Task Force devrait se tenir avant le sommet ordinaire prévu en décembre 2026.
Par ailleurs, la Guinée rejoint désormais cette instance. De son côté, le président ivoirien Alassane Ouattara demeure le seul chef d’État encore en fonction parmi les membres historiques du groupe.
Cette situation confère à la Côte d’Ivoire un rôle important dans les discussions. Le pays participe notamment aux réflexions sur les relations entre la future monnaie unique et la zone franc CFA.
Un projet qui progresse étape par étape
La CEDEAO a déjà enregistré la marque ECO auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Néanmoins, cette avancée juridique ne règle pas toutes les questions techniques.
Les États doivent encore s’entendre sur la gouvernance de la future banque centrale, les mécanismes de décision et la composition du premier groupe de pays utilisateurs.
D’ici 2027, les prochaines réunions seront donc déterminantes pour transformer ce projet monétaire en réalité.