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Charles Blé Goudé / Leader de la jeunesse ivoirienne

Charles Blé Goudé / Leader de la jeunesse ivoirienne

Le Président du Congrès Panafricain des Jeunes Patriotes (COJEP) Charles Blé Goudé est né le 01 Janvier 1972 à Niagbrahio dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Sa vie se confond intimement avec l’histoire de la lutte syndicale estudiantine Ivoirienne. Cela lui a valu d’être emprisonné huit fois pour son engagement entre 1994 et 1999.

En 1990 lorsque le vent du multipartisme souffle sur la Côte d’Ivoire, il adhère à la toute puissante Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI). En 1991 alors élève en classe de terminale au lycée classique d’Abidjan il passe dans la clandestinité le baccalauréat, série A1 avec succès. Orienté au département d’anglais de l’Université de Cocody il poursuit ses activités Syndicales à la cité Universitaire de Yopougon où il occupe successivement les postes de secrétaire adjoint à l’organisation, secrétaire à l’information puis secrétaire à l’organisation de la section FESCI de ladite cité.

En 1996 il entre au bureau national pour assumer les fonctions de secrétaire national à l’organisation.

En 1998 il est porté à la tête du mouvement par l’ensemble des élèves et étudiants pour un mandat de deux ans qui se révélera comme l’un des plus mouvementés d’un secrétaire Général élu.

En effet la répression du pouvoir PDCI d’alors dirigé par Henri Konan Bédié était des plus féroces. Ainsi en 1999 Mr Blé est arrêté puis emprisonné sans jugement. Gravement malade, il fut enchaîné sur son lit d’hôpital. Cette image jeta l’émoi au sein de l’opinion nationale et internationale.

En outre, à l’avènement de la junte militaire du Gl Guei au pouvoir en décembre 1999 la FESCI est l’objet de convoitise de la part des forces politiques. Le mouvement est alors traversé par une grave crise idéologique. En mai 1999 le secrétaire général dû faire face à une dissidence menée par les partisans de l’inféodation du mouvement aux impérialistes et à leurs valets locaux (Alassane Ouattara notamment). Mis en déroute par la majorité des élèves et étudiants ils se réfugient dans deux pays limitrophes(Burkina Faso, Mali) d’où ils reviendront le 19 septembre 2002 sous la forme d’une rébellion armée pour renverser le pouvoir démocratiquement élu en place.

Aux élections présidentielles d’octobre 2000, le socialiste Laurent GBAGBO est opposé au chef de la junte Robert Guei. Charles Blé GOUDE appelle de façon courageuse la jeunesse à voter pour Laurent GBAGBO, seule voie selon lui de préserver la démocratie.
Au terme de son mandat à la tête de la FESCI il crée en juin 2001 en compagnie d’amis Africains le Congrès Panafricain des Jeunes Patriotes (COJEP), mouvement de lutte contre l’impérialisme et le néo-colonialisme.

Le 26 septembre 2002 une semaine après le début de l’attaque armée contre la Côte d’Ivoire il suspend ses études en Angleterre et regagne Abidjan pour organiser la résistance pacifique. Il rallie plusieurs mouvements de jeunesse à son combat en créant l’alliance de la jeunesse pour le sursaut national. Sous son impulsion de nombreux et gigantesques rassemblements dénonçant la guerre et l’impérialisme Français sont organisés dont le plus mémorable fut celui du 01 février 2003 qui selon la presse occidentale a réuni plus d’un million de personnes.

Présenté à dessein comme un extrémiste adepte de la violence par la presse Française Charles Blé Goudé prône la non violence et le rejet des armes comme moyen d’accession au pouvoir. Ses modèles sont GHANDI, Martin Luther KING et Nelson MANDELA. Son vœux le plus cher : une Afrique unie, solidaire et prospère débarrassée de tous conflits. Il le souligne si bien lorsqu’il affirme : « afin de mieux exploiter l’Afrique les impérialistes ne cessent de nous opposer les uns aux autres. Ils créent et entretiennent les foyers de conflits. Ils fournissent armes, argents et mercenaires pour détruire notre peuple. Le jour où l’africain comprendra cela, un jour nouveau se lèvera pour notre mère patrie. »

Le 7 décembre 2010, il est nommé Ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Formation professionnelle au sein du gouvernement ivoirien, poste qu’il occupe jusqu’au 11 avril 2011, date de l’arrestation de Laurent Gbagbo.

Poursuites internationales et retour en Côte d’Ivoire (2013-Présent)

Après la crise post-électorale de 2010-2011, Charles Blé Goudé s’exile au Ghana où il est arrêté en janvier 2013. Après une détention en Côte d’Ivoire, il est transféré à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Son procès, conjoint à celui de Laurent Gbagbo, s’ouvre le 28 janvier 2016.

Le 15 janvier 2019, la Chambre de première instance de la CPI l’acquitte de toutes les charges, mais il est libéré sous conditions le 1er février 2019 et reste aux Pays-Bas. En parallèle, la justice ivoirienne le condamne en 2019 à 20 ans de prison pour des faits liés à la crise post-électorale, notamment pour actes de torture et meurtres volontaires. Cette condamnation nationale le rend inéligible.

Après des discussions et l’obtention d’un passeport en mai 2022, Charles Blé Goudé rentre en Côte d’Ivoire le 26 novembre 2022. En décembre 2022, sa demande d’inscription sur les listes électorales est refusée en raison de sa condamnation.

En septembre 2023, il obtient un MBA en leadership et management au Centre de valorisation professionnelle de Tunis.

En décembre 2024, Charles Blé Goudé a demandé une amnistie au président Ouattara afin de pouvoir se présenter à l’élection présidentielle d’octobre 2025. Il a affirmé en février 2025 son ambition de diriger la Côte d’Ivoire et sa préparation pour la compétition électorale de 2025, bien que son éligibilité reste un défi compte tenu de sa condamnation. Il dirige toujours le COJEP, son parti politique fondé en 2019 (qui porte le même nom que son ancien mouvement de jeunesse).

Curriculum vitæ

En 1991, il obtient son baccalauréat.
En 1990, il adhère à la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d`Ivoire (FESCI) et à partir de ce moment occupe différents postes de secrétaire à différents niveaux.
En 1996, il devient le Secrétaire national à l`organisation au bureau national et en 1998 succède à Guillaume Soro en tant que Secrétaire général de la FESCI pour un mandat de deux ans.
Entre 1994 et 1999, il est emprisonné huit fois pour son engagement dans la lutte syndicale estudiantine.
En 2001, il crée le Congrès panafricain des jeunes patriotes (COJEP), mouvement qui se déclare en lutte contre l`impérialisme et le néo-colonialisme.
Il obtient une licence d`anglais dans des conditions controversées et passe un master en gestion et prévention des conflits à Manchester en Angleterre avant de suspendre ses études pour regagner Abidjan lors du début de la crise politico-militaire en Côte d`Ivoire en septembre 2002.

Distinctions et publications

« Ma part de vérité«  paru en 2006
« D’un stade à l’autre«  en 2009,
 » traquenard électoral«  en 2012

Sources officielles

Voir aussi

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