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Du chantage au meurtre/ Retour sur l’affaire Marilyne Ajavon

Du chantage au meurtre/ Retour sur l’affaire Marilyne Ajavon

En octobre 2023, Marilyne AJavon pensait avoir tourné la page d’un passé troublant. Elle avait fait emprisonner un homme dont le silence lui apportait un sentiment de libération. Cependant, deux ans plus tard, ce passé refit surface, menaçant sa tranquillité et son quotidien.

Sage-femme d’État et épouse d’un haut gradé de l’armée, Marilyne menait également une liaison secrète avec Rémy Bento. Marié depuis plus de dix ans, ce dernier avait bâti sa fortune dans la vente de friperies et possédait un garage automobile très lucratif à Cotonou.

À l’été 2023, Marilyne rompit leur liaison. Les regards indiscrets surprenaient leurs rendez-vous. Pour la reconquérir, Rémy utilisa des mots habiles. Déterminée, elle le bloqua sur tous ses contacts.

 Rémy Bento, l’amant stratège

Pour reprendre le contrôle, Rémy envoya à l’une des sœurs d’Ajavon des photos intimes de Marilyne, glanées lors de leurs moments secrets. La menace fonctionna. Finalement, Marilyne céda et se rendit dans son garage. Ils discutèrent des heures dans la LEXUS, replongeant dans leur intimité et leurs souvenirs communs.

La chute de Rémy et la prison

Soixante-neuf heures plus tard, Rémy fit ses valises et disparut, prétextant un voyage urgent. Il jeta toutes ses cartes SIM pour brouiller les pistes. Néanmoins, les services de sécurité béninois le retrouvèrent à Grand-Popo en octobre 2023. Les autorités le conduisirent à la CRIET en novembre, où il reçut une peine de 24 mois de prison ferme pour sextorsion et une lourde amende.

 Le secret et la vengeance

Derrière les murs de la prison de haute sécurité de Missérété, Rémy élabora un plan de vengeance. Un secret le liait toujours à Marilyne. Pendant leur liaison, elle lui avait annoncé sa grossesse. Par messagerie, il lui demanda de laisser son mari « assumer ». En vain : le mari refusa et elle dut procéder à une interruption volontaire de grossesse.

Même en prison, Rémy reprit contact avec Marilyne. Elle confessa ses regrets et s’engagea à tout faire pour le libérer, en mobilisant un ami juriste pour régler l’amende.

Le 4 novembre 2025, Rémy retrouva la liberté. Sa vie avait changé : le garage était fermé et toutes ses activités avaient cessé.

Rémy Bento

 Le drame final

Le jeudi 8 janvier 2026, alors que le pays célébrait le Vodun Days à Ouidah, Rémy aspergea d’essence la LEXUS de Marilyne AJavon et y mit le feu. À l’intérieur, le cadavre ligoté de la sage-femme attendait. Rémy fut partiellement brûlé. Les habitants intervinrent rapidement et le conduisirent à l’hôpital avant que la police ne le mette sous garde.

Aujourd’hui, Rémy Bento est entre les mains de la justice. Ses antécédents violents, y compris l’agression de son propre frère à la machette, confirment son profil dangereux. Il reste coupé de toute sa famille, qui ignorait qu’il était encore en vie.

Analyse et enseignements

Cette affaire illustre clairement les dangers des relations clandestines et du chantage. Elle rappelle que la prudence, la confidentialité et le respect des lois restent essentiels pour éviter des situations irréversibles.

Les citoyens peuvent tirer des leçons sur la prévention, la sécurité personnelle et la gestion des conflits. De plus, cette affaire souligne le rôle crucial des forces de sécurité et du système judiciaire pour protéger les individus et résoudre des affaires complexes.

NB: Un histoire réelle

Texte inspiré du récit de Flê Woli chou

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