Le décès de Yaya Ouattara plonge Bondoukou et le Zanzan dans le deuil. L’ancien ministre et figure historique du PDCI-RDA s’est éteint dans la soirée du mardi 25 août 2026, à l’âge de 87 ans. Né le 17 octobre 1938, il aura consacré plusieurs décennies à la vie publique ivoirienne.
Sa disparition intervient après un parcours marqué par des responsabilités nationales, locales et partisanes. À travers ses différents mandats, il a notamment occupé les fonctions de ministre, maire de Bondoukou et député.
Yaya Ouattara, une longue carrière sous Houphouët-Boigny
La carrière politique de Yaya Ouattara s’est notamment construite sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny.
En 1981, il entre au gouvernement comme ministre des Affaires sociales. Il restera associé à ce portefeuille pendant plusieurs années avant d’élargir ses responsabilités gouvernementales.
En 1989, il est également chargé du ministère de la Jeunesse, des Sports et des Affaires sociales. Ces fonctions le placent parmi les responsables politiques qui ont accompagné une importante période de l’histoire de la Côte d’Ivoire indépendante.
Son parcours ne se limite toutefois pas aux fonctions ministérielles. Il s’est également investi dans la gestion de sa ville natale et dans la représentation politique de sa région.
Bondoukou, au cœur de son engagement
Yaya Ouattara a occupé les fonctions de maire de Bondoukou et de député. Ces responsabilités ont renforcé son implantation dans le Zanzan et son lien avec les populations locales.
À Bondoukou, son nom reste associé à une génération de responsables politiques ayant exercé des responsabilités nationales tout en conservant une forte proximité avec leur région d’origine.
Son engagement local s’est également traduit par son implication dans des initiatives de développement. Il a notamment été le premier président du Kanwori, une mutuelle de développement économique, social et culturel de Bondoukou, selon une interview accordée à la presse ivoirienne.
Une figure importante du PDCI-RDA
Yaya Ouattara a également occupé plusieurs responsabilités au sein du PDCI-RDA. Il a notamment été membre du comité exécutif et vice-président de cette formation politique.
Cette expérience lui a donné une connaissance approfondie de la vie interne du parti fondé autour de Félix Houphouët-Boigny.
Dans une interview accordée à la presse, il se présentait comme un militant de longue date du PDCI-RDA. Il insistait aussi sur la nécessité de préserver le dialogue entre les responsables politiques, même lorsque leurs appartenances partisanes diffèrent.
Cette approche lui avait valu une image d’homme politique attaché aux relations humaines et au dialogue.
Un homme politique attaché au dialogue
Au cours de sa carrière, Yaya Ouattara a côtoyé plusieurs générations de responsables politiques ivoiriens.
Son parcours s’est déroulé dans un contexte marqué par de profondes transformations de la vie politique nationale. Malgré les divergences partisanes, il revendiquait des relations avec des responsables issus d’autres formations.
Cette conception de la politique faisait partie des traits souvent associés à son parcours. Son implantation à Bondoukou et son expérience nationale lui avaient également permis de conserver une place particulière dans la vie politique du Zanzan.
Le Zanzan perd un témoin de son histoire politique
Avec la disparition de Yaya Ouattara, le Zanzan perd l’une de ses figures politiques historiques.
Son parcours aura traversé plusieurs décennies de la vie publique ivoirienne. Ministre, maire, député et responsable du PDCI-RDA, il aura occupé différentes fonctions au cours de sa carrière.
Pour Bondoukou, cette disparition représente également la perte d’un ancien élu profondément associé à l’histoire politique de la ville.
Son décès intervient par ailleurs quelques jours seulement après celui d’Alphonse Djédjé Mady, autre grande figure du PDCI-RDA, disparu le 23 août 2026. Le parti traverse ainsi une période particulièrement douloureuse avec la disparition rapprochée de plusieurs de ses anciens responsables.
Une page se tourne à Bondoukou
La disparition de Yaya Ouattara laisse derrière elle un héritage politique et institutionnel important.
Son passage au gouvernement, son mandat de maire, son rôle de député et ses responsabilités au sein du PDCI-RDA constituent les principales étapes d’une carrière consacrée à la vie publique.
À Bondoukou comme dans le reste du Zanzan, les hommages devraient désormais accompagner la famille du défunt et ses anciens compagnons politiques.
Avec Yaya Ouattara, c’est une génération de responsables ayant marqué les premières décennies de la Côte d’Ivoire indépendante qui disparaît progressivement. Son nom restera associé à l’histoire politique de Bondoukou et à celle du PDCI-RDA.
À sa famille, à ses proches et à ses compagnons politiques vont les pensées en cette période de deuil.