La lutte contre l’orpaillage illégal dans le Moronou se poursuit avec plusieurs opérations menées sur le terrain. Depuis la mi-juillet 2026, les forces de sécurité ont ciblé plusieurs zones d’exploitation clandestine dans la région.
Le bilan fait état de 114 personnes interpellées et 31 sites démantelés. Les opérations ont également permis de détruire ou de saisir plusieurs équipements utilisés pour l’extraction clandestine de l’or.
Une nouvelle opération à N’Guessankro
La dernière intervention s’est déroulée dans la zone de N’Guessankro, à proximité de Tanosso. Les éléments du sous-groupement tactique 4 du Groupement de sécurisation des lieux de production, d’orpaillage et d’investissements (GS-LOI) ont investi deux sites clandestins.
Les exploitations avaient été installées au cœur de plantations de cacao. Dix personnes ont été interpellées au cours de cette opération menée avant l’aube.
Les forces engagées ont également détruit plusieurs installations et équipements utilisés par les exploitants clandestins. Des motopompes, des concasseurs et des dispositifs de lavage figuraient notamment parmi le matériel retrouvé sur les lieux.
Des équipements détruits et saisis
Les différentes interventions conduites dans le Moronou ont permis de mettre hors service une importante logistique dédiée à l’exploitation clandestine.
Le bilan fait notamment état de la saisie de 27 motos, six tricycles, 52 motopompes et cinq concasseurs. Les forces de sécurité ont aussi détruit plusieurs installations utilisées sur les sites.
Ces opérations visent à empêcher la reprise des activités après le départ des équipes de sécurité et à réduire les moyens disponibles pour les exploitants clandestins.
Des tensions après l’intervention
La dernière opération à N’Guessankro a toutefois été suivie d’une situation tendue. Une partie de la population aurait tenté de s’opposer au passage de l’unité opérationnelle lors de son retour.
Face à cette situation, les éléments engagés ont choisi de modifier leur itinéraire et de passer par Nzuekokoré, selon les informations rapportées sur l’opération.
Cet incident illustre les tensions que peuvent provoquer les opérations contre l’orpaillage clandestin dans certaines zones rurales.
Un phénomène qui reste préoccupant en Côte d’Ivoire
Le Moronou n’est pas le seul territoire concerné. La lutte contre l’exploitation clandestine de l’or reste une priorité des autorités ivoiriennes.
À l’échelle nationale, la gendarmerie avait déjà recensé 1 114 sites d’orpaillage illégal déguerpis et 1 531 personnes interpellées entre janvier et juillet 2026. Les opérations avaient également permis de saisir plus de 4,4 kg d’or et plusieurs milliers d’équipements.
Le gouvernement souligne régulièrement les conséquences de cette activité sur les terres agricoles, les forêts et les cours d’eau. Une initiative nationale vise d’ailleurs à cartographier les zones touchées et à réhabiliter les terres dégradées par l’orpaillage clandestin.
Dans le Moronou, les opérations devraient donc se poursuivre afin de démanteler les sites encore actifs et de lutter contre les réseaux qui alimentent cette activité.