À Grand-Bassam, le futur Centre National de Radiothérapie, de Radiologie et d’Oncologie Médicale (CNROM) prend forme. Le chantier avance rapidement et marque une nouvelle étape dans le développement des soins spécialisés en Côte d’Ivoire.
Un complexe médical de 5 hectares
Le CNROM s’étend sur environ 5 hectares. Le site accueillera un vaste complexe dédié au diagnostic, au traitement et au suivi des cancers.
Le centre disposera d’une capacité d’environ 200 lits. Il comprendra également six salles d’opération, 12 lits de réanimation et 18 lits réservés à la chimiothérapie.

Par ailleurs, le projet prévoit plusieurs espaces spécialisés. Les patients pourront notamment y trouver des services de chirurgie, de radiothérapie, de chimiothérapie, d’imagerie médicale et de médecine nucléaire.
Un plateau technique moderne
Le futur CNROM misera aussi sur un équipement médical de pointe. Le centre comptera quatre bunkers de radiothérapie. Il disposera également de trois scanners et d’une IRM.
Un PET Scan viendra compléter ce plateau technique. Cet appareil facilite notamment la détection et le suivi de certaines formes de cancer.
Le complexe prévoit aussi des espaces dédiés à l’anatomie pathologique, aux laboratoires, à l’endoscopie et à la réhabilitation fonctionnelle. Trois salles accueilleront en outre les activités liées à la greffe osseuse.

Un projet majeur pour la Côte d’Ivoire
Le CNROM représente un investissement d’environ 82 milliards de FCFA. La Côte d’Ivoire réalise ce projet avec l’appui de la Corée.
La pose de la première pierre a eu lieu le 3 mars 2022. Depuis, les travaux ont considérablement progressé.
En juin 2025, le chantier avait atteint 90 % d’achèvement des gros œuvres. En avril 2026, les autorités annonçaient même 99 % pour les gros œuvres, avec un avancement global de 65 %.
Un nouveau parcours de soins pour les patients
À terme, le CNROM doit permettre aux patients de bénéficier d’un parcours de soins plus complet sur un même site. Le diagnostic, la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie pourront ainsi s’articuler autour d’une même infrastructure.

Surtout, le centre doit renforcer l’offre ivoirienne en matière de cancérologie. Il contribuera également à limiter certains déplacements à l’étranger pour accéder à des traitements spécialisés.
Avec 5 hectares, 200 lits, six salles d’opération, quatre bunkers de radiothérapie, trois scanners, une IRM et un PET Scan, le CNROM de Grand-Bassam s’annonce donc comme l’un des grands projets sanitaires de la Côte d’Ivoire.