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Tuberculose en Côte d’Ivoire : l’endémie devient modérée

Tuberculose en Côte d’Ivoire : l’endémie devient modérée

La lutte contre la tuberculose franchit une étape importante en Côte d’Ivoire. Après plusieurs années marquées par une forte incidence de la maladie, le pays est désormais classé parmi les pays à endémie modérée. Une évolution qui traduit les progrès réalisés dans le dépistage, l’accès aux soins et le suivi des personnes atteintes.

Plus de 21 000 cas détectés en 2025

Derrière chaque chiffre se trouve un patient, une famille et parfois un long parcours de soins. En 2025, les services de santé ivoiriens ont détecté 21 587 cas de tuberculose, soit 99 cas pour 100 000 habitants.

Ces données marquent un tournant pour le pays. Pour la première fois, la Côte d’Ivoire quitte le statut de pays à forte endémie pour rejoindre celui de pays à endémie modérée.

Cette évolution ne signifie pas pour autant que la maladie a disparu. La tuberculose continue de représenter un enjeu majeur de santé publique et nécessite une vigilance constante, notamment pour identifier rapidement les personnes infectées et éviter la transmission au sein des communautés.

Le dépistage rapide au cœur des progrès

L’un des principaux leviers de cette avancée réside dans l’amélioration du dépistage. Le recours accru aux tests rapides de détection permet d’identifier plus tôt les personnes atteintes et de les orienter vers une prise en charge adaptée.

La Côte d’Ivoire mise également sur une organisation des soins plus proche des populations. La décentralisation de la prise en charge permet aux patients de bénéficier de services spécialisés sans devoir systématiquement parcourir de longues distances.

Le suivi communautaire constitue un autre maillon essentiel. Il contribue à maintenir le contact avec les patients pendant leur traitement et à favoriser une meilleure observance thérapeutique.

Un réseau de soins renforcé sur le terrain

La réponse nationale contre la tuberculose repose aujourd’hui sur un réseau de structures réparties à travers le pays. Le dispositif comprend 37 Centres de coordination, les Centres antituberculeux (CAT) ainsi que 326 Centres de diagnostic et de traitement (CDT).

Cette organisation vise à rapprocher les services de santé des populations et à faciliter l’accès au diagnostic et aux traitements.

La disponibilité des médicaments antituberculeux et des intrants nécessaires aux examens de laboratoire joue également un rôle déterminant. Sans ces moyens, le dépistage précoce et la continuité des soins resteraient difficiles à garantir.

Le PNLT, au cœur de la riposte

Le Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT) reste la cheville ouvrière de la réponse ivoirienne. Sous la tutelle du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, le programme poursuit ses actions pour améliorer la détection des cas, renforcer la qualité de la prise en charge et obtenir de meilleurs résultats thérapeutiques.

L’enjeu dépasse désormais la seule réduction du nombre de cas. Il s’agit aussi de prévenir les décès, limiter la transmission et réduire les souffrances liées à cette maladie infectieuse.

Cap sur l’élimination de la tuberculose

Le passage à une endémie modérée constitue une avancée, mais il ne marque pas la fin du combat. La Côte d’Ivoire entend poursuivre ses efforts pour réduire davantage le poids de la tuberculose et accélérer sa progression vers les objectifs internationaux.

L’ambition affichée est claire : parvenir, à l’horizon 2030, à un niveau correspondant à environ un cas pour un million d’habitants, selon l’objectif mentionné dans les données présentées.

Pour les patients, les familles et les acteurs de santé mobilisés au quotidien, chaque diagnostic posé à temps et chaque traitement mené à son terme représentent une victoire supplémentaire. La baisse de l’endémie montre que les efforts portent leurs fruits. Le prochain défi sera de transformer cette avancée en une tendance durable, jusqu’à faire de la tuberculose une maladie toujours mieux contrôlée en Côte d’Ivoire.

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