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Orpaillage illégal : Jacques Assahoré fixe six mois pour agir

Orpaillage illégal : Jacques Assahoré fixe six mois pour agir

À Bouaké, Jacques Assahoré Konan veut accélérer la réponse des services des Eaux et Forêts contre l’orpaillage illégal. Le ministre demande aux responsables régionaux de renforcer le renseignement, les interventions et la restauration des espaces dégradés au cours des six prochains mois.

La lutte contre l’orpaillage illégal entre dans une nouvelle phase en Côte d’Ivoire. Réuni avec ses collaborateurs le samedi 19 septembre 2026 à Bouaké, le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, a demandé à ses services de passer davantage à l’action sur le terrain.

Le ministre leur fixe désormais un horizon de six mois. Cette période devra servir à renforcer la présence sur le terrain, améliorer le renseignement et multiplier les interventions. Elle devra surtout permettre de mesurer des résultats concrets.

Cette orientation intervient après l’atelier national organisé les 4 et 5 septembre 2026 à Yamoussoukro. La rencontre avait porté sur l’harmonisation et le renforcement des mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal. Les préfets de région s’étaient alors engagés à agir dans un délai de six mois, notamment grâce au renseignement territorial et à une meilleure coordination des forces compétentes.

Six mois pour passer de la surveillance à l’action

À Bouaké, Jacques Assahoré Konan a voulu donner une traduction opérationnelle à cette échéance.

Le ministre a résumé la mission confiée à ses collaborateurs en plusieurs priorités : action, présence sur le terrain, renseignement, surveillance, interventions et restauration.

L’objectif affiché est donc de ne plus limiter l’action administrative au constat des activités clandestines. Les services devront aussi identifier les zones exposées et engager les opérations nécessaires.

« Nous devons passer d’une administration qui constate à une administration qui anticipe, agit et produit des résultats mesurables », a indiqué Jacques Assahoré Konan.

Cette exigence intervient alors que le Conseil national de sécurité a récemment renforcé le dispositif de lutte contre le phénomène. Le CNS a notamment demandé une mobilisation accrue du renseignement territorial, une meilleure coordination des forces compétentes et un suivi rigoureux des actions engagées.

Des feuilles de route attendues dans les régions

La nouvelle orientation devra maintenant être déclinée dans les différentes zones d’intervention du ministère.

Les Directions régionales devront ainsi établir des feuilles de route pour les six prochains mois. Ces documents devront permettre de déterminer les secteurs prioritaires et les actions à conduire.

Les responsables devront notamment tenir compte des sites d’orpaillage illégal, des forêts classées exposées ainsi que des cours d’eau menacés.

La question des moyens devra également être intégrée à ces feuilles de route. L’objectif est de disposer d’un cadre permettant de suivre les opérations et leurs résultats.

Le renseignement au cœur du dispositif

Le ministre insiste aussi sur le rôle du renseignement.

Pour les services des Eaux et Forêts, il s’agit de mieux connaître les territoires placés sous leur responsabilité. Cette connaissance doit permettre d’identifier plus rapidement les activités clandestines et de faciliter les interventions.

La coordination entre Directions régionales voisines doit également être renforcée. Le partage d’informations doit ainsi permettre d’éviter que les actions restent limitées aux frontières administratives.

Cette approche rejoint les orientations arrêtées au niveau national. Le Conseil national de sécurité a placé le renseignement territorial et la coordination des forces parmi les leviers de la nouvelle stratégie.

Des résultats qui seront évalués au bout de six mois

Le ministère prévoit par ailleurs un mécanisme de suivi de cette nouvelle dynamique.

Un plan d’action et un comité de pilotage doivent accompagner la mise en œuvre des orientations. Les performances des responsables régionaux seront ensuite examinées au terme de la période fixée.

Pour Jacques Assahoré Konan, ces six mois ne doivent donc pas constituer une simple période d’observation. Les actions engagées devront pouvoir être évaluées à partir de résultats concrets.

Le ministre a notamment évoqué le démantèlement des sites illégaux et la restauration des espaces touchés. La protection des forêts et des cours d’eau constitue également un objectif affiché.

Une réponse qui doit s’inscrire dans la durée

L’enjeu dépasse ainsi les seules opérations menées contre les sites d’orpaillage.

L’exploitation aurifère clandestine exerce une pression sur les espaces forestiers et les ressources en eau. Le ministère des Eaux et Forêts veut donc renforcer à la fois la surveillance, l’intervention et la restauration.

À Bouaké, le message adressé aux responsables régionaux est désormais clair : les six prochains mois doivent permettre de transformer les orientations nationales en actions mesurables sur le terrain.

Jacques Assahoré Konan a enfin appelé ses collaborateurs à agir collectivement. « Le groupe est toujours plus fort que le plus fort du groupe », a-t-il lancé.

Cette mobilisation doit désormais se traduire dans les différentes régions par des opérations suivies, une meilleure circulation de l’information et des résultats évaluables.

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