Le jeudi 30 juillet 2026, des éléments des forces de sécurité mènent une opération à Allaiyaokro, dans la zone de Kossou. Leur objectif : détruire trois dragues utilisées par des orpailleurs clandestins sur le fleuve Bandama.
Au cours de cette intervention, le MDL Soumahoro Tando Stéphane, affecté à l’Escadron de Divo, tombe dans le fleuve. Un fort courant l’emporte rapidement. Malgré les recherches lancées par ses collègues, le gendarme disparaît dans les eaux.
Les équipes de secours poursuivent leurs efforts pendant plusieurs jours. Finalement, elles retrouvent son corps le samedi 1er août 2026. La découverte intervient en aval du fleuve, près du village d’Allé, dans le département de Bouaflé.

Un décès qui relance la question des moyens opérationnels
Après cette perte, le député de Yamoussoukro sous-préfecture, Kossou commune et sous-préfecture, Léandre Koffi présente ses condoléances à la famille du défunt et à la Gendarmerie nationale.
L’élu appelle cependant à tirer les leçons de ce drame. Selon lui, les forces de sécurité doivent disposer d’équipements adaptés aux missions en zones fluviales et forestières.
« Comment peut-on envoyer nos forces sur le fleuve sans bateaux ni hors-bords ? Comment peuvent-elles traquer ces bandits sans matériels d’intervention adéquats ? », questionne le parlementaire.
Des équipements nécessaires pour sécuriser les missions
Pour Léandre Koffi, l’État doit accélérer le renforcement des capacités opérationnelles des unités engagées contre l’orpaillage clandestin.
Il recommande notamment l’acquisition de bateaux, de hors-bords, de motos tout-terrain et de quads. Ces équipements permettraient aux agents d’intervenir plus efficacement sur des terrains difficiles.
Par ailleurs, le député encourage les collectivités territoriales à accompagner cet effort. Il cite notamment les districts autonomes et les conseils régionaux.
La lutte contre l’orpaillage illégal en question
Léandre Koffi estime que la protection des ressources naturelles passe aussi par une meilleure protection des agents chargés de les défendre.
Selon lui, la lutte contre l’orpaillage clandestin ne peut produire des résultats durables sans moyens suffisants.
« La vie de nos populations que nous gérons en dépend. La sécurité est l’affaire de tous », rappelle-t-il.