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Guinée-Bissau : la Cédéao veut sécuriser la transition

Guinée-Bissau : la Cédéao veut sécuriser la transition

La Guinée-Bissau entre dans une phase décisive. À l’approche du référendum constitutionnel du 30 août 2026, les tensions politiques restent fortes dans le pays. Face à cette situation, la Cédéao veut éviter une nouvelle crise et pousse pour un dialogue plus large.

L’organisation régionale a choisi de renforcer son rôle dans la transition. Elle maintient Lansana Kouyaté dans une mission de négociation et confie au Sénégal la facilitation des discussions entre les différents acteurs bissau-guinéens.

Un scrutin sous surveillance régionale

Le référendum prévu fin août doit ouvrir une nouvelle étape institutionnelle. Le projet de Constitution prévoit une évolution du régime politique avec davantage de pouvoirs pour le président.

Cependant, cette réforme divise la classe politique. Plusieurs opposants remettent en cause la légitimité des autorités issues du changement de pouvoir intervenu en novembre 2025.

La Cédéao demande donc aux autorités de transition de garantir un processus transparent. Elle insiste aussi sur la participation de l’ensemble des forces politiques et sociales.

La libération des opposants, un geste attendu

Au-delà de l’organisation du référendum, la question des libertés publiques occupe une place importante.

La Cédéao appelle à la libération des responsables politiques toujours détenus. Parmi eux figure Domingos Simões Pereira, dirigeant du PAIGC.

Cette demande intervient alors que son parti dénonce une procédure à caractère politique après son arrestation dans une enquête liée à une présumée tentative de coup d’État.

Les autorités bissau-guinéennes affirment, pour leur part, agir dans le respect des règles judiciaires.

Dakar appelé à jouer un rôle de médiateur

En choisissant le Sénégal comme facilitateur, la Cédéao mise sur un acteur régional capable d’accompagner les discussions.

Cette médiation devra rapprocher les positions entre le pouvoir de transition, l’opposition et la société civile.

L’objectif reste le même : éviter une rupture durable et permettre un retour progressif à un fonctionnement institutionnel normal.

Une nouvelle épreuve pour l’Afrique de l’Ouest

La Guinée-Bissau rejoint la liste des pays ouest-africains confrontés à des transitions politiques complexes.

Pour la Cédéao, l’enjeu dépasse les frontières bissau-guinéennes. Il s’agit aussi de préserver la stabilité d’une région déjà marquée par plusieurs crises politiques.

Les prochaines semaines seront donc déterminantes avant le référendum et les élections annoncées.

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