Le référendum en Guinée-Bissau s’est achevé dimanche 30 août 2026 avec la fermeture des bureaux de vote. Le dépouillement a commencé après un scrutin marqué par une participation annoncée à 55 %. Ce chiffre contraste avec l’affluence jugée faible dans plusieurs bureaux, notamment à Bissau.
Les premiers résultats pourraient être publiés mardi, selon une source proche de la Commission électorale.
Une réforme qui renforce le pouvoir présidentiel
Le référendum porte sur une nouvelle architecture institutionnelle. Le projet prévoit le passage d’un régime semi-parlementaire à un régime présidentiel renforcé.
Les autorités de transition présentent cette réforme comme une réponse à l’instabilité politique qui touche le pays depuis plusieurs années.
Le nouveau système donnerait davantage de poids à la fonction présidentielle. Il modifierait ainsi l’équilibre actuel entre les différentes institutions de l’État.
Une participation contestée par l’opposition
Durant la journée, les témoignages sur la fréquentation des bureaux de vote ont varié.
La Commission électorale parlait d’une participation « raisonnable » à la mi-journée. L’opposition évoquait au contraire une faible mobilisation.
À Bissau, plusieurs bureaux ont enregistré une fréquentation limitée. La pluie tombée pendant une partie de la matinée a également marqué le déroulement du scrutin.
L’opposition avait appelé les électeurs à ne pas participer au référendum. Elle conteste notamment les conditions d’organisation du vote et dénonce des restrictions des libertés publiques.
Les résultats attendus dans les prochains jours
Avec la fin du vote, l’attention se porte désormais sur le dépouillement et la centralisation des résultats.
La Commission électorale doit procéder à la compilation des suffrages avant l’annonce officielle du résultat.
Si le projet constitutionnel obtient le soutien nécessaire, la Guinée-Bissau pourrait entrer dans une nouvelle phase institutionnelle. Le pays passerait alors à un système accordant davantage de prérogatives au président.
L’issue du scrutin devrait donc déterminer la prochaine étape de la transition politique en cours dans le pays.