Une publication de Hassan Hayek relance le débat sur les limites à fixer aux contenus diffusés sur les réseaux sociaux. Le « Vagabond de la charité » a livré son point de vue jeudi sur Facebook, en appelant les internautes à réfléchir avant de rendre publique une situation impliquant une autre personne.
Pour lui, la recherche permanente de contenu pousse parfois les utilisateurs à intervenir dans des situations qui pourraient pourtant rester privées.
Quand les réseaux sociaux deviennent un tribunal
Hassan Hayek déplore la multiplication des rôles que certains internautes s’attribuent sur Internet. Commentaires, accusations et jugements se succèdent parfois avant même que les faits soient clairement établis.
Cette tendance peut, selon lui, avoir des conséquences importantes pour les personnes exposées. Une publication peut rapidement atteindre un large public et laisser des traces bien au-delà de l’événement initial.
L’influenceur invite donc chacun à prendre du recul avant de publier une photo, une vidéo ou un récit mettant en cause un particulier.
Tous les incidents ne méritent pas une publication
Le « Vagabond de la charité » estime qu’il faut surtout faire la différence entre une situation réellement préoccupante et un simple différend.
Un désaccord, un manque de politesse ou l’absence d’aide dans une situation ordinaire ne devraient pas systématiquement conduire à une dénonciation publique, selon son analyse.
Hassan Hayek appelle ainsi à privilégier la mesure lorsque les faits ne présentent pas de danger pour autrui et ne constituent pas une infraction.
Une autre approche pour les faits graves
Son message ne revient toutefois pas à condamner toute forme d’alerte sur les réseaux sociaux.
L’influenceur considère que certains événements nécessitent au contraire de prévenir rapidement la population. Il cite notamment les cas de vol, d’enlèvement ou de violences.
Dans ce type de situation, la diffusion d’informations peut avoir une utilité. Elle doit cependant rester guidée par les faits et éviter les accusations sans fondement.
Hassan Hayek déjà engagé contre les fausses informations
Ce n’est pas la première fois que l’influenceur intervient sur les dérives liées aux réseaux sociaux. En 2023, il avait notamment réagi à des informations diffusées autour de Serey Dié. Il avait contesté certaines publications et demandé aux pages concernées d’assumer leurs responsabilités.
Plus récemment, Hassan Hayek s’est encore retrouvé au centre d’une actualité liée à l’exposition d’une personne sur Internet. Après la diffusion d’une vidéo montrant Papitou dans une situation de grande faiblesse, l’influenceur avait réagi tandis que son manager apportait des précisions sur la situation.
Cette nouvelle prise de position s’inscrit donc dans une réflexion plus large menée par Hassan Hayek sur l’utilisation des plateformes numériques et la manière dont certains contenus sont diffusés au public.
Une figure connue pour ses actions sociales
Hassan Hayek s’est principalement fait connaître du public ivoirien grâce à ses actions en faveur des personnes vulnérables.
À travers les Bénévoles de premiers secours (BPS), organisation qu’il a créée en 2018, il mobilise régulièrement sa communauté pour apporter une aide à des personnes confrontées à des difficultés.
Son message publié jeudi élargit ainsi son intervention à une autre question : celle de la responsabilité individuelle lorsqu’une information est diffusée à grande échelle sur Internet.