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Formation professionnelle : la Côte d’Ivoire vise 70 % d’insertion en 2030

Formation professionnelle : la Côte d’Ivoire vise 70 % d’insertion en 2030

La Côte d’Ivoire veut mieux connecter les formations aux besoins de l’emploi. Le gouvernement ambitionne de faire passer le taux d’insertion des apprenants de l’ETFP de 46 % à 70 % en cinq ans.

Former davantage de jeunes ne suffit plus. Le gouvernement ivoirien veut surtout améliorer leurs chances d’accéder à un emploi après leur parcours. Pour y parvenir, il fixe un nouvel objectif au secteur de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (ETFP) : atteindre 70 % d’insertion professionnelle en 2030, contre 46 % en 2025.

Le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, a dévoilé cette ambition vendredi 28 août 2026 à Abidjan. Il participait au lancement de l’annuaire statistique 2025-2026 au siège de l’Unicef, à Cocody-Riviera Golf.

L’État veut augmenter les capacités de formation

L’extension du réseau de formation figure parmi les leviers retenus par le gouvernement.

136 nouveaux établissements et structures doivent ainsi voir le jour afin de renforcer l’offre disponible sur le territoire.

Cette augmentation des capacités doit accompagner la volonté de faire entrer davantage de jeunes dans les filières techniques et professionnelles.

Le gouvernement souhaite que l’ETFP représente 9 % des effectifs du secondaire en 2030. La proportion était d’environ 5 % en 2025.

Davantage de filles dans les filières industrielles

Le gouvernement veut également agir sur la représentation des filles dans certaines filières.

Dans les formations industrielles, leur proportion doit passer de 18 % en 2025 à 30 % en 2030.

Les autorités prévoient aussi de revoir les programmes de formation professionnelle. L’objectif consiste à les adapter à l’Approche par compétences et, plus largement, aux exigences du monde professionnel.

702 établissements concernés par la campagne statistique

Ces ambitions nécessitent des données précises sur les établissements, les apprenants et les formations disponibles.

C’est justement le rôle de l’annuaire statistique 2025-2026 présenté lors de la rencontre d’Abidjan.

La nouvelle campagne concernera 702 établissements. Les équipes chargées de recueillir les informations doivent travailler entre septembre 2026 et avril 2027.

Le calendrier prévoit ensuite la publication des résultats le 20 mai 2027.

Pour Jean-Louis Moulot, la fiabilité de ces données doit permettre au ministère de mieux suivre les évolutions du secteur et d’adapter ses décisions.

L’Unicef souligne l’enjeu pour l’emploi des jeunes

Le représentant résident de l’Unicef en Côte d’Ivoire, Jean-François Basse, a également insisté sur l’importance de disposer de statistiques fiables.

Selon lui, ces informations sont nécessaires pour orienter les investissements et mieux accompagner les jeunes vers l’emploi.

La démarche s’inscrit dans une ambition plus large : renforcer les compétences des adolescents et des jeunes afin de faciliter leur insertion professionnelle.

Avec la construction de nouveaux établissements, la révision des formations et le suivi statistique du secteur, le gouvernement entend ainsi rapprocher progressivement l’enseignement technique des réalités du marché de l’emploi.

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