L’armée nigériane a mené une opération contre des groupes armés dans l’État de Katsina. L’intervention a permis de neutraliser un responsable terroriste et de récupérer plusieurs équipements.
L’intervention a mobilisé des soldats du Secteur 2 de la Force opérationnelle interarmées. Les militaires ont rencontré une résistance armée au cours de leur progression. Les combattants ont finalement quitté la zone face à la riposte des forces de sécurité.
Un lieutenant de Kachalla Muhammadu Filani ciblé
Après le départ des assaillants, les soldats ont procédé à une fouille des secteurs concernés.
L’armée affirme avoir identifié parmi les combattants neutralisés un homme connu sous le nom de Smally. Il serait un lieutenant de Kachalla Muhammadu Filani, présenté par les autorités comme un responsable important d’un réseau terroriste opérant dans la région.
Cette neutralisation constitue, selon l’armée, un nouveau coup porté à la chaîne opérationnelle des groupes armés présents dans l’État de Katsina.
Un important lot de matériel récupéré
Les militaires ont également découvert du matériel attribué aux combattants.
Le bilan communiqué par les autorités fait état de deux fusils AK-47 et trois mitrailleuses. Les forces de sécurité ont aussi récupéré onze chargeurs ainsi que 180 cartouches.
Six motos ont par ailleurs été saisies dans les zones inspectées. Ces engins auraient servi aux déplacements des membres du groupe armé.
FANSAN YAMMA poursuit ses opérations
L’intervention s’inscrit dans le cadre de FANSAN YAMMA, l’opération militaire engagée par le Nigeria contre les groupes armés actifs dans le nord-ouest.
Les forces nigérianes multiplient les opérations de terrain dans les zones où les groupes armés disposent encore de refuges ou de moyens logistiques.
À travers ces interventions, les autorités cherchent notamment à réduire la mobilité des combattants et à empêcher la reconstitution de leurs réseaux.
Katsina reste confronté à l’insécurité
L’État de Katsina fait partie des régions du nord-ouest du Nigeria confrontées depuis plusieurs années aux violences des groupes armés.
Les populations rurales restent particulièrement exposées aux attaques et aux enlèvements. Cette situation pousse régulièrement les forces de sécurité à mener des opérations dans les zones reculées.
L’armée nigériane assure donc vouloir maintenir la pression afin de réduire les capacités des groupes armés et améliorer la sécurité des communautés.
La poursuite de ces opérations devrait toutefois dépendre de la capacité des forces nigérianes à empêcher les combattants de reconstituer leurs bases dans les zones difficiles d’accès.