Le public de l’Espace Obali a vécu une soirée particulièrement animée. Pour cette AML 10, neuf combats figuraient au programme, dont deux affrontements féminins. La pluie n’a pas empêché les amateurs de MMA de répondre présents.
Et sur le plan sportif, les représentants ivoiriens ont parfaitement répondu aux attentes. Sidibé Souleymane et Salif Diakité ont signé des victoires rapides. Saré Yacouba a, de son côté, remporté le combat principal aux points.
Trois combats, trois succès ivoiriens
La performance collective des Ivoiriens constitue l’un des faits marquants de cette édition.
Chez les moins de 66 kg, Sidibé Souleymane a été le premier à s’illustrer. Opposé au Marocain Soufiane Elkabi, le jeune combattant n’a laissé que très peu de temps à son adversaire.
Le duel a pris fin après seulement 23 secondes. Sidibé, surnommé « Le Négro Solide », a rapidement pris l’initiative avant de contraindre l’arbitre à stopper l’affrontement.
Cette victoire intervient après son succès obtenu lors de l’AML 9 à Bouaké. Il confirme ainsi sa progression sur le circuit de l’African MMA League.
Salif Diakité a ensuite apporté un deuxième succès au camp ivoirien. Le champion poids lourd de l’AML faisait face au Marocain Hamza Gourtite.
Là encore, le public n’a pas eu à patienter longtemps. Après quelques secondes d’observation, le « Mamba Noir » a accéléré et provoqué l’arrêt de l’affrontement en moins d’une demi-minute.
Deux victoires expéditives qui ont rapidement installé une ambiance électrique dans la salle.
Saré Yacouba répond présent dans le combat vedette
Le principal rendez-vous de la soirée a offert un scénario différent.
Saré Yacouba, champion des moins de 77 kg, devait se mesurer à l’Algérien Abidi Mohamed. Ce dernier comptait notamment sur ses aptitudes au sol pour prendre l’ascendant.
Le champion ivoirien a cependant su résister à cette opposition. Saré Yacouba a progressivement imposé son rythme et pris le contrôle de l’affrontement.
Après plusieurs minutes de combat, les trois juges ont livré le même verdict : victoire de l’Ivoirien à l’unanimité.
Avec ce succès, « La Force Spéciale » conserve son statut de champion et complète le carton plein réalisé par les représentants ivoiriens.
Korhogo répond massivement à l’appel
Au-delà des résultats sportifs, l’édition organisée dans le nord de la Côte d’Ivoire a surtout marqué par l’engouement du public.
La salle affichait complet. Plusieurs spectateurs n’ont même pas pu entrer dans l’enceinte, alors que la pluie compliquait les conditions de la soirée.
Pour Ismaël Bakayoko, président de l’African MMA League, cette mobilisation constitue un signal encourageant pour la discipline.
Le responsable de l’AML a également mis en avant l’appui des autorités locales. Il a notamment salué l’accompagnement du maire de Korhogo et leur contribution à la prise en charge logistique des athlètes.
Les combattants ont notamment été hébergés au Mont Korhogo durant la compétition.
L’organisation mise sur la formation
L’AML 10 n’a pas seulement servi de vitrine aux athlètes. Elle a également permis de renforcer l’encadrement technique des compétitions.
Quatre arbitres issus de l’International Mixed Martial Arts Federation (IMMAF) ont participé à l’événement. Leur présence a contribué à l’encadrement des combats et au partage de leur expérience avec les équipes locales.
Juges, arbitres et cutmen ont ainsi pu bénéficier d’un accompagnement visant à améliorer leurs pratiques.
Pour Ismaël Bakayoko, cette démarche participe à la professionnalisation du MMA en Côte d’Ivoire. Elle doit aussi permettre au pays de renforcer progressivement sa position sur la scène africaine.
Un travail régulier derrière les performances
Le président de l’AML attribue également les résultats des trois Ivoiriens à leur régularité.
Selon lui, Sidibé Souleymane, Salif Diakité et Saré Yacouba ont construit leur parcours progressivement. Leur passage par le niveau amateur leur aurait permis d’acquérir les bases nécessaires avant leur évolution vers le professionnalisme.
Leur discipline constitue aussi un facteur déterminant. Les trois athlètes continuent de s’entraîner régulièrement, y compris lorsqu’aucun combat ne figure à leur calendrier.
Ismaël Bakayoko estime que cette constance les aide à progresser et à éviter les raccourcis dans leur carrière.
Taofick Rokibu ajoute une victoire au bilan
Un autre combattant évoluant en Côte d’Ivoire a également marqué cette soirée.
Le Nigérian Taofick Rokibu a pris le dessus sur le Marocain Amine Mamdouhi après un affrontement très disputé.
Installé en Côte d’Ivoire, Rokibu s’inscrit désormais dans le paysage du MMA national. Sa victoire vient compléter une soirée particulièrement favorable aux combattants évoluant sur la scène ivoirienne.
L’AML poursuit son implantation en Côte d’Ivoire
Plusieurs personnalités ont assisté à cette 10e édition, notamment Ouattara Lacina, alias Lass PR, adjoint au maire de Korhogo, et Adama Doumbia, directeur général des Sports et de la Vie fédérale.
Kerrith Brown, président de l’IMMAF, figurait également parmi les personnalités présentes.
Avec neuf combats au programme, l’AML 10 confirme la volonté de l’African MMA League de développer ses rendez-vous dans différentes villes du pays.
Pour Ismaël Bakayoko, ces événements peuvent contribuer à la fois au développement du MMA, à la promotion des talents locaux et à l’animation économique des villes qui les accueillent.
Après Korhogo, la Côte d’Ivoire dispose ainsi d’un nouveau rendez-vous réussi pour poursuivre la structuration de la discipline.