L’incendie du grand marché de Bondoukou avait durement perturbé l’activité commerciale de la ville. Survenu dans la nuit du 12 au 13 juillet 2026, le sinistre a entraîné d’importantes pertes pour de nombreux commerçants.
Le gouvernement a décidé d’apporter une première réponse financière. L’annonce a été faite dimanche 20 septembre, lors d’une rencontre organisée à la mairie de Bondoukou.
779 commerçants recensés après l’incendie
Le montant annoncé intervient après une opération de recensement des victimes et une évaluation des pertes. Ces démarches ont permis d’identifier environ 779 commerçants sinistrés.
L’aide vise ainsi à répondre à l’urgence créée par la destruction des activités commerciales. Elle s’inscrit aussi dans une démarche plus large engagée par l’État après plusieurs incendies de marchés survenus dans différentes villes ivoiriennes.
La délégation gouvernementale était conduite par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, et la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo. Le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani participait également à la rencontre.
Au-delà de l’aide, la question de la reconstruction
Le soutien financier ne constitue qu’un volet de la réponse annoncée à Bondoukou.
Le gouvernement prévoit également d’intégrer les infrastructures marchandes sinistrées dans ses programmes de réhabilitation. Bondoukou pourrait ainsi bénéficier du dispositif national consacré à la reconstruction des marchés endommagés.
Cette perspective s’accompagne d’une réflexion plus large sur la gestion des marchés. Le ministère du Commerce a annoncé des projets portant notamment sur leur modernisation, leur digitalisation et l’identification des commerçants grâce à une carte dédiée.
Un projet de loi sur la gestion des marchés de gros et de détail est également en préparation. L’objectif affiché est de faire évoluer le fonctionnement de ces espaces commerciaux et de renforcer leur sécurisation.
Des dispositifs envisagés pour les femmes et les jeunes
Les annonces faites à Bondoukou concernent aussi des catégories particulières de commerçants touchés par le sinistre.
Les femmes ayant bénéficié de prêts du Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI) sont invitées à se faire enregistrer auprès de la mairie. Leurs dossiers pourront ensuite être transmis dans le cadre d’une démarche d’accompagnement.
La situation des jeunes sinistrés fera, elle aussi, l’objet d’un suivi spécifique. Un comité doit identifier les personnes concernées, évaluer leurs besoins et examiner les possibilités de financement pour permettre la reprise de leurs activités.
Une première réponse après les pertes
Pour les commerçants concernés, l’aide annoncée constitue donc un premier appui après l’incendie. Elle intervient alors que les autorités évoquent déjà la reconstruction et une transformation plus durable des infrastructures commerciales.
À Bondoukou, l’enjeu dépasse désormais le seul soutien financier. Il s’agit aussi de permettre aux commerçants de reprendre leur activité dans des espaces mieux organisés et davantage sécurisés.