La musique tradi-moderne ivoirienne est en deuil. Adèle Lahoré est décédée aux environs de 2 heures du matin au Centre hospitalier régional (CHR) de Daloa, dans la nuit du 17 au 18 septembre 2026, selon les informations publiées après sa disparition.
La nouvelle a rapidement suscité des réactions dans le milieu artistique. L’artiste était notamment connue sous le surnom de « Gnaoré Djimmy », qui lui avait été attribué dans le cercle des artistes féminines de la musique tradi-moderne du Centre-Ouest.
Une figure de la musique tradi-moderne bété
Adèle Lahoré avait construit sa notoriété autour de la musique tradi-moderne, particulièrement dans le Haut-Sassandra et le Centre-Ouest.
Au fil de sa carrière, elle s’était fait connaître grâce à sa voix et à un répertoire ancré dans les sonorités de la région. Plusieurs de ses chansons ont contribué à sa popularité auprès des mélomanes.
Parmi les titres associés à son parcours figurent notamment « Oziako », « Yaraza » et « Nadigbeu ». Ces œuvres continuent de circuler sur les plateformes musicales.
Son parcours l’avait ainsi installée parmi les figures reconnues de la musique tradi-moderne bété.
Le ministère de la Culture rend hommage à l’artiste
La disparition de la chanteuse a également provoqué une réaction du ministère de la Culture et de la Francophonie.
La ministre Françoise Remarck a présenté ses condoléances à la famille biologique d’Adèle Lahoré, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble du monde culturel.
Dans son hommage, elle a souligné la place occupée par l’artiste dans la culture ivoirienne. Elle a notamment estimé que sa voix resterait comme un héritage et un symbole de l’identité culturelle.
Cet hommage vient marquer la reconnaissance du ministère envers une artiste dont le parcours était fortement lié aux expressions musicales du Centre-Ouest.
Une disparition qui touche le Centre-Ouest
Adèle Lahoré laisse derrière elle un répertoire associé à la culture musicale bété.
Sa disparition intervient alors que la musique tradi-moderne continue de jouer un rôle important dans la transmission des langues, des récits et des sonorités locales.
Dans le Haut-Sassandra, son nom reste notamment associé à plusieurs chansons qui ont accompagné son parcours artistique.
Avec son décès, la scène tradi-moderne ivoirienne perd ainsi une artiste qui avait consacré une partie importante de sa carrière à cette expression musicale.
Ses chansons, elles, devraient continuer à faire vivre sa mémoire auprès de ses admirateurs et des mélomanes du Centre-Ouest.