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Jacques Assahoré alerte sur les dangers de l’orpaillage illégal

Jacques Assahoré alerte sur les dangers de l’orpaillage illégal

Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré, appelle les populations à participer davantage à la lutte contre l’orpaillage illégal. Il affirme que 70 % des personnes impliquées seraient des étrangers dont l’origine reste inconnue.

La lutte contre l’exploitation clandestine de l’or reste une priorité pour les autorités ivoiriennes. En visite à Safa-Manois, Jacques Assahoré a de nouveau attiré l’attention sur les conséquences de cette activité dans les zones concernées.

Le ministre estime que la présence d’orpailleurs clandestins représente également un enjeu sécuritaire. Selon lui, une grande partie des personnes présentes sur ces sites ne seraient pas identifiées.

70 % d’orpailleurs étrangers selon le ministre

Jacques Assahoré avance une proportion de 70 % d’étrangers parmi les personnes pratiquant l’orpaillage illégal. Il souligne toutefois que les autorités ne disposent pas toujours d’informations précises sur leur provenance.

Cette situation inquiète le ministre, qui redoute notamment l’installation durable de réseaux difficiles à identifier dans certaines localités.

Face à ce constat, il encourage les habitants à signaler aux autorités les mouvements ou activités suspects observés autour de leurs communautés.

Des conséquences lourdes pour l’environnement

Au-delà de la question sécuritaire, le gouvernement alerte depuis plusieurs années sur les dégâts provoqués par l’exploitation clandestine de l’or.

Les sites illégaux entraînent notamment la destruction de la végétation et la dégradation des terres. Ils peuvent aussi contaminer les cours d’eau lorsque les exploitants utilisent des substances toxiques pour extraire le métal précieux.

Jacques Assahoré met particulièrement en garde contre les effets des métaux lourds présents dans certaines eaux contaminées. Pour lui, leurs conséquences sur les populations restent encore insuffisamment connues.

Les populations appelées à signaler les sites clandestins

Le ministre considère que l’État ne peut pas agir seul. Il demande donc aux communautés de collaborer avec les services compétents.

Cette participation doit notamment passer par le signalement des activités suspectes et des installations clandestines.

Pour Jacques Assahoré, les populations doivent aussi mesurer les conséquences à long terme des pratiques qui se développent sur leur territoire.

Des terres agricoles menacées

L’orpaillage illégal ne prive pas seulement les communautés de ressources naturelles. Il dégrade également des espaces qui pourraient servir à l’agriculture.

Après le départ des exploitants, les terrains peuvent rester profondément transformés par les excavations. Leur remise en état devient alors difficile.

Le ministre appelle ainsi les populations à ne pas privilégier les bénéfices immédiats proposés par certains exploitants clandestins au détriment de l’avenir de leurs terres.

Un enjeu également sécuritaire

La présence de nombreux exploitants dont l’identité ou l’origine ne sont pas clairement établies constitue enfin une source de préoccupation pour les autorités.

Dans les zones fortement touchées, le gouvernement veut donc renforcer la surveillance et poursuivre les opérations contre les sites clandestins.

Cette stratégie repose à la fois sur l’action des forces de sécurité et sur la coopération des populations locales.

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