En marge de la 76ᵉ session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, la Guinée et l’Indonésie ont engagé des discussions autour d’un enjeu qui dépasse les frontières : renforcer les systèmes de santé et construire des partenariats capables de répondre durablement aux besoins des populations.
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La rencontre a réuni les autorités sanitaires guinéennes, conduites par le Conseiller principal, et une délégation indonésienne dirigée par le ministre de la Santé. Au centre des échanges figuraient également les candidatures des deux pays et leur vision de la réforme de la gouvernance mondiale de la santé.
Formation et production locale au cœur des échanges
Pour la Guinée, l’intérêt de cette rencontre réside surtout dans les perspectives concrètes qu’elle pourrait ouvrir. Les deux parties ont évoqué plusieurs domaines de coopération, notamment la formation des professionnels de santé, le transfert de compétences et le développement du capital humain.
La production locale de produits de santé a également occupé une place importante dans les discussions. Pour un pays comme la Guinée, renforcer les capacités nationales de production peut contribuer à réduire certaines dépendances extérieures et à améliorer la disponibilité des produits indispensables aux soins.
Cette approche rejoint un objectif plus large : consolider la souveraineté sanitaire, en développant des compétences, des infrastructures et des capacités de production adaptées aux réalités nationales.
La Guinée mise sur des partenariats liés à ses priorités
Au cours des échanges, la partie guinéenne a réaffirmé sa disponibilité à travailler avec des partenaires étrangers autour de projets correspondant à ses priorités nationales.
Cette orientation s’inscrit notamment dans la dynamique de Simandou 2040, programme qui porte une ambition de transformation à long terme de la Guinée et accorde une place au bien-être et à la santé des populations.
Derrière les grands projets économiques, l’enjeu sanitaire reste en effet très concret. Former davantage de professionnels, améliorer les compétences disponibles sur le territoire et renforcer l’accès aux produits de santé sont autant de conditions nécessaires pour que les progrès économiques puissent aussi se traduire par une amélioration des conditions de vie.
Vers des actions concrètes
La rencontre de l’OMS a permis de poser les bases d’un approfondissement des relations sanitaires entre Conakry et Jakarta. Les deux pays souhaitent désormais poursuivre les discussions par les voies diplomatiques et techniques appropriées.
L’objectif sera d’identifier des initiatives concrètes et réalisables dans les domaines évoqués, avec l’espoir de transformer les intentions affichées en programmes de coopération.
Pour la coopération sanitaire Guinée–Indonésie, le prochain défi sera donc de passer du dialogue aux réalisations : formation, transfert de savoir-faire, développement du capital humain et production locale pourraient constituer les premiers leviers d’un partenariat appelé à prendre de l’ampleur.