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Bernard Koné Dossongui : parcours, études et fortune de l’homme d’affaires ivoirien

Bernard Koné Dossongui : parcours, études et fortune de l’homme d’affaires ivoirien

Bernard Koné Dossongui, homme d’affaires ivoirien

De l’agronomie aux hautes sphères des affaires, Bernard Koné Dossongui a traversé plusieurs décennies de l’histoire économique de la Côte d’Ivoire. Homme d’affaires discret, ancien responsable public et fondateur d’un groupe panafricain, il a progressivement bâti un parcours qui dépasse aujourd’hui les frontières ivoiriennes.

Son histoire commence loin des grands sièges de banques et des conseils d’administration. Né en 1950 à Gbon, dans le nord de la Côte d’Ivoire, Bernard Koné Dossongui choisit d’abord la voie de l’agriculture. Un choix qui marquera durablement sa trajectoire.

De Gbon aux études d’agronomie

Originaire de Gbon, Bernard Koné Dossongui appartient à une génération d’Ivoiriens formés dans les années qui ont suivi l’indépendance du pays. Il s’oriente vers les sciences agronomiques et devient ingénieur agronome, après une formation à l’École nationale supérieure d’agronomie.

Il complète ensuite son cursus par une formation en gestion à l’IAE de Paris. Cette double compétence, entre agriculture et management, va se révéler déterminante pour la suite de sa carrière.

À cette époque, son horizon professionnel n’est pas encore celui d’un grand patron panafricain. Il se rapproche d’abord du monde agricole, secteur stratégique pour une Côte d’Ivoire en pleine construction économique.

Ses premiers pas dans l’administration et l’agriculture

Bernard Koné Dossongui fait ses premières armes dans le secteur agricole, notamment au sein de Palmindustrie, entreprise spécialisée dans la filière du palmier à huile.

Au fil des années, il gravit les échelons jusqu’à accéder à des responsabilités de premier plan. Cette expérience lui permet de se familiariser avec les réalités de la production, de la transformation et de la gestion industrielle.

Il rejoint également l’environnement du ministère de l’Agriculture. Cette période lui donne une connaissance plus directe des politiques publiques et des enjeux auxquels sont confrontés les producteurs et les entreprises agricoles.

Une expérience qui va nourrir sa vision de l’entrepreneuriat.

Un passage par le gouvernement ivoirien

La carrière de Bernard Koné Dossongui ne se limite pas au secteur privé. En 1989, il entre au gouvernement ivoirien comme ministre de l’Enseignement technique et de l’Agriculture.

Il devient également député.

Cette incursion dans la vie publique constitue une étape importante de son parcours. Elle lui permet de côtoyer au plus près les mécanismes de décision de l’État et les grands enjeux économiques du pays.

Mais Bernard Koné Dossongui ne s’installe pas durablement dans la politique. Il choisit finalement de se consacrer aux affaires.

Ce changement va transformer sa vie professionnelle.

1988, le début d’une nouvelle aventure entrepreneuriale

La création d’Atlantic Group en 1988 marque l’une des grandes étapes de son parcours entrepreneurial.

Au départ, l’aventure est loin du vaste conglomérat que l’on connaît aujourd’hui. Bernard Koné Dossongui avance progressivement, en s’appuyant notamment sur son expérience du monde agricole.

Ses premiers investissements concernent l’agro-industrie. Il s’intéresse notamment aux plantations et à la transformation de produits agricoles.

Puis viennent la boulangerie, la distribution et d’autres activités.

Une constante apparaît déjà : ne pas dépendre d’un seul secteur.

De l’agriculture à la banque

Le véritable changement d’échelle intervient avec son entrée dans le secteur financier.

Après le retrait du Crédit industriel et commercial (CIC) de Côte d’Ivoire, Bernard Koné Dossongui prend des participations dans le secteur bancaire. Cette dynamique contribue à la construction de Banque Atlantique, appelée à se développer dans plusieurs pays africains.

La banque devient progressivement l’un des piliers de son groupe.

Son développement ne se limite plus à Abidjan. Le projet prend une dimension régionale, avec une présence dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

L’homme qui avait commencé sa carrière dans l’agriculture se retrouve ainsi à la tête d’un groupe financier en pleine expansion.

Une stratégie tournée vers l’Afrique

La trajectoire de Bernard Koné Dossongui est aussi celle d’un entrepreneur qui refuse de rester enfermé dans un seul marché.

Au fil des années, ses investissements s’étendent à différents secteurs et à plusieurs pays africains.

Après l’aventure Banque Atlantique, son groupe renforce notamment sa présence dans les services financiers avec Atlantic Financial Group (AFG Holding).

AFG devient un instrument important de cette stratégie d’expansion. Le groupe se développe notamment à travers plusieurs opérations bancaires en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale et dans l’océan Indien.

Cette implantation panafricaine constitue l’une des marques de fabrique de son modèle économique.

Télécommunications, assurance, cacao et ciment

L’empire construit par Bernard Koné Dossongui ne repose pas uniquement sur la finance.

Son parcours passe également par les télécommunications, avec Atlantique Télécom et la marque Moov, mais aussi par l’assurance, l’agriculture et l’agro-industrie.

Le groupe s’intéresse notamment à la transformation du cacao, un secteur particulièrement stratégique pour la Côte d’Ivoire et plusieurs économies africaines.

Autre diversification majeure : le ciment.

À travers ses investissements industriels, Atlantic Group s’est positionné dans la production de ciment en Côte d’Ivoire et sur d’autres marchés africains.

Cette diversification répond à une logique simple : investir dans des secteurs essentiels au développement économique et aux besoins d’une population africaine en croissance.

Un groupe qui pèse plusieurs milliards

Au fil de son expansion, Atlantic Group prend les dimensions d’un véritable conglomérat panafricain.

Selon des données publiées par Forbes, le groupe comptait 22 entreprises et environ 9 000 employés, pour un chiffre d’affaires estimé à environ 675 millions de dollars en 2023.

Ces chiffres donnent une idée de l’ampleur prise par l’entreprise depuis sa création.

Mais derrière les statistiques se trouve une trajectoire construite sur plusieurs décennies, faite d’acquisitions, de diversification et de paris industriels.

Un homme d’affaires qui cultive la discrétion

Dans un environnement où certains milliardaires et grands patrons africains occupent régulièrement l’espace médiatique, Bernard Koné Dossongui se distingue par sa discrétion.

Il parle peu de sa vie personnelle et communique principalement sur ses activités économiques.

Cette réserve explique aussi pourquoi les informations disponibles sur sa famille sont relativement limitées.

Que sait-on de sa famille ?

Les informations publiques concernant son épouse et ses enfants restent rares. Plusieurs publications évoquent sa famille, mais les sources suffisamment fiables ne permettent pas d’établir avec certitude une biographie détaillée de ses proches.

Il convient donc d’éviter les affirmations non vérifiées sur son épouse, ses enfants ou la répartition de son patrimoine familial.

Cette discrétion contraste avec la dimension prise par ses affaires.

Un attachement aux questions sociales

L’homme d’affaires est également associé à différentes initiatives sociales et philanthropiques.

Les actions attribuées à son environnement entrepreneurial concernent notamment l’éducation, la santé et l’accès à l’eau, avec des projets portant sur la construction d’écoles, de centres de santé et de forages.

Pour Bernard Koné Dossongui, l’entreprise ne se résume donc pas uniquement aux résultats financiers. Son parcours s’inscrit également dans une réflexion plus large autour du développement des territoires et des communautés.

Une vision du capitalisme africain

Ce qui frappe dans le parcours de Bernard Koné Dossongui, c’est sa capacité à changer d’échelle.

Agronome de formation, cadre du secteur agricole, ministre, entrepreneur puis patron d’un groupe panafricain : son itinéraire épouse les grandes mutations de l’économie ivoirienne et africaine.

Il a connu une époque où les grandes entreprises publiques et les multinationales occupaient une place centrale dans l’économie. Il appartient désormais à cette génération d’entrepreneurs africains qui cherchent à bâtir des groupes capables de rivaliser sur plusieurs marchés du continent.

Son modèle repose sur la diversification, mais aussi sur la capacité à investir dans des secteurs considérés comme stratégiques : banque, assurance, télécommunications, agriculture, cacao, industrie et infrastructures.

Bernard Koné Dossongui, un parcours hors des sentiers battus

L’histoire de Bernard Koné Dossongui ne ressemble pas à celle d’un entrepreneur devenu riche en quelques années.

Elle s’est construite progressivement.

Derrière les grands groupes et les investissements internationaux se trouve d’abord un jeune Ivoirien originaire de Gbon, formé à l’agronomie, qui a commencé par apprendre les réalités du monde agricole avant de s’intéresser à la gestion, à l’administration puis aux affaires.

Son parcours raconte aussi une ambition : celle de construire des entreprises africaines capables de grandir au-delà de leur pays d’origine.

À travers Atlantic Group, cette ambition a pris une dimension panafricaine. Et même si Bernard Koné Dossongui reste relativement discret, son empreinte dans le monde des affaires ivoirien et africain est désormais difficile à ignorer.

Bernard Koné Dossongui est aujourd’hui considéré comme l’une des figures importantes du patronat et de l’entrepreneuriat ivoiriens. Son parcours est marqué par l’agronomie, l’administration publique, la politique et surtout la création puis la diversification d’un groupe présent dans plusieurs secteurs économiques.

Son histoire illustre une évolution majeure du capitalisme africain : celle d’entrepreneurs partis d’un secteur précis et parvenus, au fil des décennies, à bâtir des groupes panafricains.

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