Le financement additionnel du COSO atteint 30 millions de dollars, soit environ 17 milliards de francs CFA. Cette nouvelle enveloppe renforcera les actions en faveur des communautés d’accueil des réfugiés dans le nord de la Côte d’Ivoire. Elle bénéficiera à 200 villages et ciblera notamment la santé, l’eau potable, l’éducation et les activités génératrices de revenus.
Au total, 200 villages bénéficieront de ces nouveaux investissements. Le COSO veut améliorer les services sociaux de base et renforcer les moyens de subsistance des populations.
Le COSO prépare le déploiement du financement
Les responsables du projet ont lancé les préparatifs avant le déploiement de cette nouvelle enveloppe. Des sessions de formation ont réuni les membres de la Commission régionale d’approbation et de suivi des sous-projets (CRAS).
Les rencontres ont eu lieu les 11 et 13 août 2026 à Bouna et Bondoukou. D’autres sessions ont suivi les 19 et 21 août dans les régions du Poro et du Tchologo.
Ces formations répondent aussi à un besoin pratique. Plusieurs mouvements administratifs ont récemment renouvelé les équipes locales. Les responsables doivent donc maîtriser les procédures du projet.
Patrice Zokou, spécialiste du Développement conduit par les communautés (DCC), a animé ces sessions. Il a présenté les règles liées au financement additionnel. Il a également rappelé les responsabilités de chaque acteur.
« Cette séance a pour objectif de présenter la démarche liée au financement additionnel, de rappeler les responsabilités de chaque acteur et de préciser le cycle d’approbation et de suivi des sous-projets », a-t-il expliqué.
Une mise à niveau des responsables locaux à Korhogo
À Korhogo, la coordinatrice du COSO, Dr Gniré Mariam, a conduit une session extraordinaire de renforcement des capacités.
La rencontre a réuni les préfets et sous-préfets du Poro, du Tchologo et de la Bagoué. Ces responsables composent la CRAS de ces régions.
Les échanges ont permis aux nouveaux préfets de mieux comprendre les procédures du COSO. Ils ont aussi favorisé une lecture commune des règles qui encadrent les interventions.
Cette harmonisation doit faciliter la mise en œuvre des futurs sous-projets. Elle doit aussi aider les acteurs locaux à préserver les résultats après la fin des financements extérieurs.
Le préfet du Poro, chef de la délégation, a salué l’engagement du gouvernement ivoirien. Il a également apprécié la coopération avec la Banque mondiale en faveur des communautés rurales.
Santé, eau potable et éducation parmi les priorités
Le financement additionnel du COSO doit répondre à plusieurs besoins essentiels. Les investissements cibleront notamment la santé, l’accès à l’eau potable et l’éducation.
Ces secteurs touchent directement la vie quotidienne des familles. Un meilleur accès à l’eau peut réduire les difficultés rencontrées par les ménages. Des services de santé plus accessibles peuvent aussi améliorer la prise en charge des populations rurales.
Le projet prévoit également des activités génératrices de revenus. Elles doivent permettre aux populations de renforcer leurs ressources et leur autonomie économique.
Le COSO accordera une attention particulière aux femmes, aux jeunes et aux personnes vulnérables.
Six régions et 141 707 habitants concernés
La nouvelle phase vise en priorité les localités qui accueillent des réfugiés. Elle concerne notamment les zones septentrionales et frontalières, où les populations font face à des vulnérabilités importantes.
Le COSO intervient dans six régions : la Bagoué, le Béré, le Bounkani, le Gontougo, le Poro et le Tchologo.
Son périmètre couvre 21 départements et 200 localités. La population concernée atteint environ 141 707 habitants.
Le projet veut rapprocher les investissements des besoins exprimés par les communautés. Il souhaite aussi leur donner une place centrale dans les décisions qui concernent leur développement.
Consolider la cohésion sociale dans les zones frontalières
Au-delà des infrastructures, le COSO poursuit un objectif plus large. Le projet cherche à renforcer les liens entre les populations et à préserver la cohésion sociale dans les zones fragiles.
La présence de réfugiés peut accroître la pression sur certains services sociaux. Les investissements dans l’eau, la santé, l’éducation et les activités économiques doivent donc accompagner les communautés d’accueil.
Le financement additionnel intervient dans la continuité du programme initial. Celui-ci arrive à échéance le 31 mai 2027.
Le COSO doit donc utiliser cette nouvelle phase pour consolider ses acquis. Il doit aussi renforcer les capacités locales afin que les communautés puissent poursuivre les actions engagées.
Avec cette enveloppe de 30 millions de dollars, le projet entend répondre aux urgences sociales tout en préparant l’avenir. L’objectif reste clair : permettre aux populations de participer pleinement à leur développement et renforcer durablement la cohésion sociale dans le nord de la Côte d’Ivoire.