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Éboulement à Zamboye : 49 victimes identifiées

Éboulement à Zamboye : 49 victimes identifiées

À Zamboye, dans l’ouest de la République centrafricaine, le drame s’est produit sur un site d’orpaillage pourtant désaffecté. Après l’effondrement d’une galerie, les recherches et l’identification des victimes se poursuivent sous la supervision des autorités.

Le ministre des Mines et de la Géologie, Rufin Benam-Beltoungou, s’est rendu sur place et a annoncé la suspension des activités sur le site.

Des pluies avaient fragilisé le terrain

Le site se trouve dans la sous-préfecture d’Abba, préfecture de la Nana-Mambéré, à proximité de la frontière avec le Cameroun. La zone est connue pour attirer des travailleurs venus de plusieurs pays de la région.

Selon le ministre, les fortes précipitations enregistrées avant l’accident avaient rendu les conditions particulièrement dangereuses. Les militaires présents sur place avaient d’ailleurs déconseillé aux orpailleurs de descendre dans les galeries.

« Les militaires qui étaient là nous ont dit qu’il a plu pratiquement pendant 72 heures », a expliqué Rufin Benam-Beltoungou.

Malgré ces avertissements, des personnes ont continué à accéder au site. L’effondrement a ensuite provoqué de lourdes pertes humaines.

49 victimes, dont 13 Camerounais

Le dernier bilan communiqué par le ministre fait état de 49 victimes identifiées.

Le bilan se répartit ainsi :

  • 34 Centrafricains ;
  • 13 Camerounais ;
  • 2 Tchadiens.

La présence de victimes originaires de plusieurs pays donne à cette catastrophe une dimension transfrontalière. Les autorités doivent désormais poursuivre les opérations d’identification, prendre en charge les survivants et accompagner les familles endeuillées.

Un site officiellement désaffecté

L’un des principaux éléments qui devront être éclaircis par l’enquête concerne l’accès au site.

Selon Rufin Benam-Beltoungou, l’exploitation avait été interdite et le périmètre avait même été clôturé.

« C’est un site désaffecté, clôturé même avec les tôles, mais les gens ont forcé le passage », a déclaré le ministre.

Cette situation soulève des interrogations sur la surveillance des sites miniers fermés et sur les moyens déployés pour empêcher leur réoccupation.

Le gouvernement annonce la suspension des activités

Face à la gravité du drame, le gouvernement centrafricain a décidé de fermer le site. Un arrêté doit formaliser la suspension des activités jusqu’à nouvel ordre.

La justice devrait également être saisie afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident et d’établir d’éventuelles responsabilités.

Pour les autorités, l’enjeu dépasse désormais la seule gestion de cette catastrophe. Il s’agit aussi de renforcer le contrôle des sites d’orpaillage désaffectés, particulièrement dans les zones rurales et frontalières.

À Zamboye, l’effondrement aura donc laissé derrière lui un lourd bilan humain. Mais il pose également une question essentielle : comment empêcher que des sites officiellement fermés ne redeviennent des lieux d’exploitation au risque de nouvelles vies ?

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