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Orpaillage illégal : Alban M’Lan interpelle les députés

Orpaillage illégal : Alban M’Lan interpelle les députés

Alban M’Lan dénonce le silence des députés face à l’orpaillage illégal

Le débat sur l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire prend une nouvelle tournure. Invité sur Life TV, Alban M’Lan a vivement critiqué l’attitude des députés face à un phénomène qui continue de fragiliser des communautés, de dégrader l’environnement et de susciter des interrogations sur l’identification des principaux responsables.

Pour lui, le rôle d’un député ne devrait pas se limiter aux apparitions publiques ou aux publications sur les réseaux sociaux. L’élu doit surtout utiliser les prérogatives que lui confère son mandat pour interpeller le gouvernement, demander des comptes et contribuer à faire avancer les enquêtes.

« Un député, ce n’est pas sur les réseaux sociaux qu’il plaide, mais à l’hémicycle », a-t-il lancé sur le plateau de Life TV.

Des questions qui dépassent les simples déclarations

Dans son intervention, Alban M’Lan estime que les parlementaires disposent depuis plusieurs années de moyens pour s’intéresser de près à la question de l’orpaillage clandestin.

Selon lui, la situation ne date pas d’hier. Il évoque un phénomène qui perdure depuis 2013 et souligne que la période couverte par le rapport présenté par le CNS, de 2021 à 2026, aurait dû permettre aux députés de se saisir davantage du dossier.

Questions au gouvernement, demandes de rapports, missions de terrain ou encore enquêtes parlementaires : autant d’outils que les parlementaires peuvent mobiliser pour obtenir des réponses précises.

Derrière cette critique se trouve une interrogation centrale : qui sont les véritables bénéficiaires et organisateurs de l’orpaillage illégal ?

« Identifier les barons » du phénomène

Alban M’Lan pointe particulièrement la difficulté à identifier les acteurs qui tireraient profit de cette activité clandestine.

« Jusqu’à présent, ce qu’on a du mal à faire, c’est identifier les barons de ce fléau », affirme-t-il.

Cette question donne une autre dimension au débat. Au-delà de la destruction des sites clandestins et de l’arrestation des exploitants, la lutte contre l’orpaillage illégal passe aussi par la recherche des réseaux qui financent, organisent ou facilitent ces activités.

Pour l’intervenant, les députés auraient pu demander à l’État d’aller plus loin dans les investigations afin de déterminer les responsabilités et de mieux comprendre les mécanismes qui permettent au phénomène de perdurer.

Une critique des « sorties opportunistes »

La charge d’Alban M’Lan vise également la communication de certains élus.

Il dénonce ce qu’il considère comme des prises de parole ponctuelles destinées davantage à afficher une présence publique qu’à produire des résultats concrets. Une critique particulièrement sévère alors que les parlementaires sont actuellement en période de vacances.

« Chacun est dans son lit avec son community manager et fait des publications sur Internet pour nous faire croire qu’il est à la tâche », a-t-il ironisé.

Au-delà de la formule, son propos pose la question de la responsabilité politique des élus face aux grands défis qui touchent leurs circonscriptions.

L’orpaillage illégal, un défi qui dépasse les réseaux sociaux

Le débat ne se limite donc pas à une opposition entre présence sur le terrain et communication numérique. Il renvoie plus largement aux pouvoirs de contrôle du Parlement et à la capacité des élus à demander des explications sur des phénomènes qui affectent durablement le pays.

En s’en prenant directement aux députés, Alban M’Lan invite ainsi à déplacer le regard : la lutte contre l’orpaillage illégal ne devrait pas seulement reposer sur les opérations de terrain des forces de sécurité. Elle nécessite également un suivi politique, des contrôles, des enquêtes et une recherche approfondie des responsabilités.

Son intervention sur Life TV remet ainsi une question au centre du débat : les députés ivoiriens utilisent-ils suffisamment les moyens dont ils disposent pour lutter contre l’orpaillage illégal ?

La réponse, selon Alban M’Lan, reste largement insuffisante.

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