Les préparatifs de la CAN 2027 entrent dans une phase décisive. Le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie doivent encore accélérer plusieurs chantiers pour respecter les exigences de la Confédération africaine de football.
Un rapport issu d’une mission d’inspection menée en février 2026 fait état de retards et de travaux encore nécessaires dans plusieurs infrastructures. Au Kenya comme en Ouganda, les stades proposés ne satisfaisaient pas encore pleinement aux critères de catégorie 4 de la CAF.
Cette situation place le trio organisateur face à une véritable course contre la montre. La compétition doit se tenir en Afrique de l’Est en 2027.
Le stade Talanta concentre les inquiétudes
Au Kenya, le stade Talanta de Nairobi constitue l’un des principaux projets suivis par la CAF. Cette nouvelle enceinte doit jouer un rôle majeur dans l’organisation du tournoi.
Cependant, son calendrier de livraison a déjà connu des retards. Prévue initialement pour fin 2025, la livraison était désormais annoncée pour juillet 2026.
Le site n’est d’ailleurs pas le seul concerné. Le complexe sportif international Moi et d’autres installations kényanes nécessitent également des travaux afin de répondre aux standards de la CAF.
Ainsi, les autorités doivent non seulement achever les infrastructures, mais aussi prévoir suffisamment de temps pour les inspections et les éventuels ajustements.
L’Ouganda doit encore combler plusieurs lacunes
La situation apparaît particulièrement délicate en Ouganda. Un rapport de la CAF indique qu’en février 2026, aucun des quatre stades proposés par le pays ne remplissait totalement les exigences de catégorie 4.
Le stade Hoima City présente notamment plusieurs problèmes opérationnels. La séparation entre les différentes catégories de spectateurs, les vestiaires, les installations destinées aux médias et la circulation à l’intérieur de l’enceinte figurent parmi les points à corriger.
Le stade national Mandela, à Kampala, nécessite lui aussi des interventions importantes. La CAF a notamment relevé des travaux structurels et des améliorations à apporter à certaines installations.
Face à ces observations, les autorités ougandaises ont assuré vouloir corriger les insuffisances relevées.
La Tanzanie semble mieux avancer
La situation n’est toutefois pas identique dans les trois pays hôtes. La Tanzanie apparaît, à ce stade, dans une position plus favorable que ses deux voisins.
Le pays doit néanmoins relever un autre défi : assurer une organisation cohérente à l’échelle régionale. Les infrastructures de transport, les hôtels, les déplacements des équipes et l’accueil des supporters nécessitent une coordination étroite entre les trois pays.
Cette dimension logistique constitue l’un des enjeux majeurs du projet Pamoja, qui signifie « ensemble » en swahili.
Une réunion de haut niveau annoncée
Le Kenya entend pour sa part renforcer la coordination entre les trois pays. Le ministre kényan des Sports, Salim Mvurya, a rencontré le secrétaire général par intérim de la CAF, Samson Adamu, le 14 avril à Nairobi.
À cette occasion, Mvurya a annoncé la tenue prochaine d’une réunion de haut niveau réunissant les ministres concernés. Les discussions doivent notamment porter sur les visas, les exonérations fiscales et les principales décisions nécessaires à l’organisation de la compétition.
Cette rencontre doit également permettre d’établir une feuille de route commune pour les trois pays organisateurs.
Le temps presse pour les organisateurs
Les inquiétudes de la CAF ne signifient pas, à ce stade, que la CAN 2027 est menacée de changement d’organisateurs. Elles montrent surtout l’ampleur du travail restant à accomplir.
Le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie devront donc transformer rapidement leurs engagements en réalisations concrètes. Les prochaines inspections permettront de mesurer les progrès réalisés sur les différents sites.
Pour le trio Pamoja, le défi est désormais clair : livrer des infrastructures conformes aux exigences de la CAF et garantir une organisation à la hauteur de la première CAN accueillie conjointement par trois pays.