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Côte d’Ivoire : à Nassau, une offensive pour intégrer le Conseil de l’UIT

Côte d’Ivoire : à Nassau, une offensive pour intégrer le Conseil de l’UIT

Délégation de la Côte d’Ivoire au Forum mondial des politiques de télécommunication à Nassau

À Nassau, aux Bahamas, la Côte d’Ivoire ne viendra pas seulement écouter et prendre part aux discussions sur l’avenir des télécommunications. Du 2 au 4 septembre 2026, le pays entend défendre une ambition précise : convaincre les États membres de l’Union internationale des télécommunications (UIT) de soutenir sa candidature au Conseil de l’organisation.

La bataille se jouera en marge des échanges du 7ᵉ Forum mondial des politiques de télécommunication (WTPF-26). Pour Abidjan, ce rendez-vous constitue une nouvelle étape dans une campagne diplomatique déjà engagée auprès de plusieurs États, mais aussi des acteurs privés et des partenaires de l’UIT.

Une candidature portée par les ambitions numériques de la Côte d’Ivoire

Dans les couloirs du forum de Nassau, les représentants ivoiriens devront mettre en avant les raisons qui, selon Abidjan, justifient la présence de la Côte d’Ivoire au Conseil de l’UIT.

Le message repose notamment sur les transformations engagées dans le secteur numérique. Le gouvernement ivoirien veut présenter une vision qui place l’inclusion numérique, l’innovation et l’accès des jeunes aux nouvelles opportunités au cœur de son action.

Parmi les priorités avancées figurent le développement de l’inclusion numérique, le soutien à l’innovation technologique, l’accès des jeunes aux opportunités de la digitalisation et la réduction de la fracture numérique.

Derrière ces orientations se trouve une volonté plus large : faire de la Côte d’Ivoire un acteur qui compte dans les discussions internationales consacrées au numérique et aux télécommunications.

Des indicateurs qui renforcent le dossier ivoirien

Pour défendre sa candidature, Abidjan peut également s’appuyer sur les progrès enregistrés ces dernières années dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

Selon les données citées dans le texte de référence, l’édition 2026 de l’Indice de développement des TIC (IDI) de l’UIT fait apparaître une progression de la Côte d’Ivoire. Le pays est passé de 69,5 points en 2025 à 72 points, ce qui le positionne au 15ᵉ rang en Afrique.

Cette évolution traduit, selon les autorités ivoiriennes, les efforts réalisés pour améliorer l’accès aux infrastructures numériques et renforcer la connectivité.

Le pays affiche notamment une couverture de 98 % de la population pour le réseau mobile 3G, tandis que la couverture 4G/LTE atteint 90 %. Ces performances constituent des arguments importants alors que la question de l’accès aux services numériques reste au centre des politiques publiques dans de nombreux pays africains.

Nassau, une étape diplomatique décisive

Le WTPF-26 représente ainsi bien plus qu’un simple rendez-vous technique. Pour la délégation ivoirienne, chaque échange peut servir à expliquer la vision portée par Abidjan et à rallier de nouveaux soutiens.

La démarche a d’ailleurs commencé avant l’ouverture du forum. Des discussions ont été menées avec des États membres de l’UIT, des entreprises du secteur privé ainsi que différents partenaires de l’organisation.

L’objectif est clair : transformer les avancées nationales dans le numérique en arguments diplomatiques capables de convaincre au-delà des frontières ivoiriennes.

Faire entendre la voix de l’Afrique dans les décisions numériques

La candidature au Conseil de l’UIT s’inscrit enfin dans une ambition plus large. En cherchant à rejoindre cet organe, la Côte d’Ivoire veut participer davantage aux décisions qui façonnent les politiques internationales en matière de télécommunications et de numérique.

À Nassau, la délégation ivoirienne devra donc défendre un bilan, mais aussi une vision. Celle d’un pays qui souhaite capitaliser sur ses progrès en matière de connectivité pour peser davantage dans les discussions internationales.

Les prochains jours permettront de mesurer la capacité d’Abidjan à transformer cette ambition en soutiens concrets. Pour la Côte d’Ivoire, le rendez-vous des Bahamas pourrait ainsi constituer une étape importante sur la route du Conseil de l’UIT.

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