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Togo : deux réalisateurs français arrêtés, Lomé évoque des « indices graves et concordants »

Togo : deux réalisateurs français arrêtés, Lomé évoque des « indices graves et concordants »

Arrestation de réalisateurs français au Togo : Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani

Deux réalisateurs français vivent une situation inattendue au Togo. Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani étaient venus tourner un épisode de la série documentaire Les Routes de l’impossible. Les autorités togolaises les ont arrêtés le 27 juillet avec leur collaborateur local, Fred Vedomey.

Le gouvernement togolais vient désormais de préciser les raisons de cette arrestation. Dans un communiqué publié samedi 22 août, les ministères de la Justice et de la Sécurité évoquent des « indices graves et concordants ».

Un tournage qui tourne court

Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani avaient posé leurs caméras au Togo pour les besoins de leur travail. Leur objectif consistait à réaliser un nouvel épisode de Les Routes de l’impossible, une série diffusée sur France Télévisions.

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Le 27 juillet, les autorités les interpellent avec Fred Vedomey. Les enquêteurs leur reprochent notamment des irrégularités liées à leurs autorisations de tournage.

Depuis cette arrestation, l’affaire suscite des réactions dans les milieux journalistiques et audiovisuels.

Lomé pointe plusieurs irrégularités

Dans son communiqué, le gouvernement explique les motifs de la procédure. Les autorités reprochent d’abord aux deux Français de s’appuyer sur une autorisation délivrée par le ministère chargé du Tourisme.

Selon Lomé, le document porte la date du 19 juin 2026. Il mentionne uniquement Vedomey Komi, leur collaborateur togolais. Le document ne cite donc pas les noms de Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani.

Les autorités évoquent aussi les lieux de tournage. L’équipe aurait filmé dans la région des Savanes et la préfecture de Binah. Or, l’autorisation obtenue ne couvrait pas ces deux zones.

Le gouvernement ajoute un troisième grief. L’équipe aurait utilisé un drone sans déclarer auparavant ses caractéristiques aux autorités compétentes.

Ces éléments constituent, selon les autorités togolaises, le fondement de la procédure engagée contre les deux réalisateurs.

Leur avocat conteste les accusations

La défense ne partage pas cette version. Martial Akakpo, l’avocat des deux réalisateurs, affirme que ses clients « ne reconnaissent aucun fait ».

La justice devra donc examiner les différentes versions et déterminer les responsabilités de chacun. Pour l’heure, les accusations ne constituent pas une condamnation. Les deux Français bénéficient de la présomption d’innocence.

La presse togolaise dénonce une procédure inappropriée

L’arrestation a également fait réagir le Patronat de la presse togolaise. L’organisation estime que les autorités ont engagé une procédure inappropriée contre des professionnels qui exerçaient leur métier.

Le gouvernement rejette cette interprétation. Dans son communiqué, il affirme que la procédure concerne uniquement le respect des règles administratives.

Cette précision vise notamment les autorisations de tournage et l’utilisation du matériel audiovisuel.

Une affaire suivie avec attention

L’affaire dépasse désormais le seul cadre d’un tournage documentaire. Elle soulève aussi la question des conditions dans lesquelles les journalistes et les réalisateurs étrangers peuvent exercer leur activité au Togo.

Pour Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, une mission professionnelle s’est transformée en procédure judiciaire. Leur avocat conteste les faits reprochés. De son côté, le gouvernement togolais maintient que les enquêteurs disposent d’éléments sérieux.

La justice devra maintenant déterminer ce qui s’est réellement passé et établir les éventuelles responsabilités.

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