L’histoire commence en Guinée-Bissau. Un Sénégalais de 24 ans aurait contacté la jeune femme avec une proposition d’emploi dans la restauration en Côte d’Ivoire.
La perspective d’un travail l’aurait convaincue de rejoindre le pays. Mais, selon son témoignage, la situation aurait rapidement changé après son arrivée.
L’homme lui aurait alors demandé 500 000 francs CFA. Cette somme devait, selon lui, faciliter son recrutement.
Sa famille aurait envoyé 2,6 millions de FCFA
La jeune femme aurait ensuite sollicité ses proches restés en Guinée-Bissau. Elle leur aurait présenté un projet nécessitant un financement.
Sa famille aurait ainsi envoyé 2,6 millions de francs CFA supplémentaires. Malgré ces versements, elle n’aurait jamais obtenu l’emploi annoncé.
Selon son récit, son interlocuteur lui aurait plutôt proposé d’intégrer le réseau de marketing de réseau QNET. Elle aurait notamment dû recruter d’autres personnes pour évoluer dans cette structure.
La jeune femme affirme ensuite avoir subi des pressions. Elle accuse également le principal suspect de chantage et de l’avoir contrainte à des rapports sexuels non protégés.
Face à cette situation, elle a choisi de raconter son expérience sur les réseaux sociaux. Un influenceur ivoirien aurait alors relayé son appel et l’aurait orientée vers les services de police.
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Une intervention à N’Dotré
Les forces de l’ordre ont ensuite mené une opération dans le quartier Casse de N’Dotré. Les policiers y ont retrouvé l’appartement décrit par la jeune femme.
Ils y ont interpellé le principal suspect. Deux autres ressortissants bissau-guinéens se trouvaient également dans le logement.
Il s’agit d’une femme de 27 ans et d’un jeune homme de 18 ans. Selon les premiers éléments rapportés, tous deux seraient arrivés en Côte d’Ivoire dans des circonstances similaires.
Les enquêteurs ont également interpellé deux autres ressortissants sénégalais. Un homme de 30 ans et une femme de 25 ans figurent parmi les personnes soupçonnées d’avoir participé au dispositif.
L’un aurait notamment assuré la surveillance des victimes. L’autre aurait participé au recrutement de nouvelles personnes.
Des sorties pour entretenir l’illusion
Le dispositif aurait reposé sur une mise en scène destinée à rassurer les victimes.
Les personnes concernées auraient notamment fréquenté des restaurants et des supermarchés. Ces sorties devaient leur donner l’impression que leur future activité professionnelle se préparait réellement.
La réalité aurait été différente, selon les éléments recueillis dans le cadre de l’enquête.
Sur instruction du procureur de la République adjoint près le tribunal de première instance d’Abobo, les trois principaux suspects ont été placés en détention.
Ils doivent être présentés à la justice. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue du réseau.
L’enquête porte désormais sur les conditions dans lesquelles plusieurs personnes auraient été attirées en Côte d’Ivoire et sur leur implication présumée dans un système de recrutement lié à QNET.