En Algérie, le président Abdelmadjid Tebboune veut durcir les sanctions contre les pyromanes. Cette décision intervient après une vague d’incendies qui a fait 12 morts dans plusieurs provinces de l’est du pays.
Le président demande notamment au gouvernement d’autoriser la peine de mort pour les auteurs d’incendies volontaires.
Une modification du code pénal attendue
Le ministre de la Justice doit présenter une modification du code pénal avant le 15 septembre. Le texte pourrait renforcer les sanctions contre les personnes qui provoquent volontairement des feux de forêt.
La législation algérienne prévoit actuellement 30 ans de prison pour ce type d’infraction. Dans certaines circonstances, les tribunaux peuvent aussi prononcer la réclusion à perpétuité.
La peine de mort toujours inscrite dans la loi
L’Algérie conserve la peine capitale dans sa législation. Toutefois, le pays n’a procédé à aucune exécution depuis 1993.
Le président Tebboune s’interroge également sur l’origine des incendies. Plusieurs foyers auraient démarré presque simultanément, en pleine nuit. Cette situation alimente les soupçons d’actes criminels organisés.
Le gouvernement accélère les aides aux sinistrés
Abdelmadjid Tebboune demande aussi une prise en charge rapide des familles touchées. Il ordonne l’indemnisation des sinistrés et la réparation des logements endommagés.
Les autorités doivent également rétablir rapidement les services essentiels. Il s’agit notamment de l’électricité, du gaz, de l’eau et des télécommunications.
Un lourd bilan humain
Les incendies ont particulièrement touché les wilayas de Béjaïa, Jijel et Tizi-Ouzou.
Le bilan fait état d’au moins 12 morts et de 54 personnes hospitalisées pour des brûlures. Six victimes se trouvent dans un état grave.
Le bilan pourrait toutefois augmenter dans les prochaines heures. Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a évoqué vendredi une situation « très lourde », sans communiquer de nouveau chiffre.
Face à l’ampleur des dégâts, les autorités algériennes renforcent donc leur réponse. Le gouvernement veut à la fois aider les familles sinistrées et durcir la lutte contre les incendies volontaires.