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Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa lance la phase 3 du partenariat pour accélérer la croissance et créer un million d’emploi

Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa lance la phase 3 du partenariat pour accélérer la croissance et créer un million d’emploi

Cyril Ramaphosa et la création d’emplois en Afrique du Sud

JOHANNESBURG — En Afrique du Sud, derrière les chiffres du chômage se cachent des millions de parcours suspendus, de familles qui attendent un revenu stable et de jeunes qui peinent à trouver leur première opportunité. C’est dans ce contexte que le président Cyril Ramaphosa a lancé, le 20 août 2026, la troisième phase du partenariat public-privé destiné à relancer la croissance économique et à restaurer la confiance.

Le défi est considérable. Le pays compte environ 8,5 millions de chômeurs, tandis que près de 300 000 nouveaux demandeurs d’emploi arrivent chaque année sur le marché du travail. Pour le gouvernement, le rythme actuel de l’économie ne permet pas encore d’absorber cette pression.

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La nouvelle phase du partenariat poursuit donc une ambition claire : faire franchir à l’économie sud-africaine le seuil de 3 % de croissance inclusive, considéré comme indispensable pour enclencher une création nette d’emplois à grande échelle.

Transformer la stabilité en emplois

Pour Cyril Ramaphosa, le temps n’est plus seulement à la stabilisation de l’environnement économique et institutionnel. Les progrès réalisés doivent désormais se traduire dans la vie quotidienne des Sud-Africains.

« La troisième phase doit être axée sur la croissance. Désormais, ce partenariat doit viser à transformer les progrès accomplis en investissements, en activités productives et en création d’emplois. Voilà de quoi il doit s’agir. »

Le message du chef de l’État est direct : attirer davantage de capitaux, développer l’activité productive et créer des emplois doivent devenir les priorités de cette nouvelle étape.

L’objectif fixé est particulièrement ambitieux. Le partenariat public-privé vise la création de 1 million d’emplois supplémentaires à l’horizon 2030, alors que le pays doit simultanément répondre à l’arrivée continue de nouveaux travailleurs sur le marché de l’emploi.

Agriculture et transformation minière au cœur de la stratégie

La phase 3 élargit le champ d’intervention du partenariat à plusieurs secteurs considérés comme capables de générer rapidement des investissements et des emplois.

L’agriculture et la transformation minière occupent notamment une place importante dans cette stratégie. L’Afrique du Sud entend davantage valoriser ses ressources sur place plutôt que de se limiter à leur exploitation et à leur exportation sous forme brute.

« Dans notre partenariat, nous devons maintenant nous concentrer sur les domaines de l’agriculture et de la transformation minière. Ces secteurs ont été sélectionnés parce qu’ils présentent un potentiel important pour attirer les investissements, générer des recettes en devises étrangères, renforcer la localisation et créer des emplois à grande échelle. »

Cette orientation doit permettre de renforcer les chaînes de valeur locales, d’accroître les revenus générés par l’économie et de donner davantage de place aux entreprises nationales dans les différents circuits de production.

Trois piliers pour relancer l’économie

La nouvelle phase du partenariat repose sur trois grands piliers : la croissance, l’emploi et la confiance.

Le premier concerne les infrastructures indispensables au fonctionnement de l’économie. L’énergie, les transports et la logistique font partie des secteurs prioritaires. Leur amélioration doit réduire les contraintes qui pèsent sur les entreprises et faciliter la circulation des personnes et des marchandises.

Le deuxième pilier élargit les moteurs de croissance. Outre l’agriculture et l’agroalimentaire, le dispositif accorde une place importante aux mines, au tourisme et aux infrastructures. L’objectif est de diversifier les sources de croissance et d’éviter que l’économie ne repose sur un nombre limité de secteurs.

Le troisième pilier touche à la confiance. La lutte contre la corruption, le règlement des crises à l’échelle locale et la construction d’un récit national fondé sur des faits doivent contribuer à créer un environnement plus favorable à l’investissement.

Le chômage, l’épreuve la plus urgente

Derrière cette stratégie économique se trouve une urgence sociale. Avec 8,5 millions de personnes sans emploi, l’Afrique du Sud reste confrontée à l’un de ses plus grands défis économiques et sociaux.

Chaque année, environ 300 000 personnes supplémentaires cherchent à entrer sur le marché du travail. Pour que le chômage recule réellement, l’économie doit donc créer des emplois à un rythme supérieur à celui de l’arrivée de nouveaux demandeurs.

C’est précisément pourquoi le seuil des 3 % de croissance revêt une importance particulière dans la stratégie présentée par le gouvernement. Une croissance plus soutenue doit permettre aux entreprises d’investir davantage, d’augmenter leur production et, à terme, de recruter.

Un pari sur l’horizon 2030

Le lancement de la phase 3 marque ainsi une nouvelle étape dans la volonté de Pretoria de rapprocher les politiques économiques des préoccupations quotidiennes de la population.

Le pari est désormais de transformer les investissements en activités concrètes, les activités en emplois et la croissance en amélioration du niveau de vie. La création annoncée d’un million d’emplois supplémentaires d’ici 2030 constitue un objectif majeur.

Mais le chemin reste exigeant. La réussite du programme dépendra notamment de la capacité à attirer les investissements, à améliorer les infrastructures, à renforcer la production locale et à restaurer durablement la confiance des entreprises et des citoyens.

Pour Cyril Ramaphosa, l’enjeu dépasse donc les indicateurs économiques. Il s’agit de faire en sorte que la croissance retrouve une traduction tangible dans la vie de millions de Sud-Africains qui attendent encore de pouvoir accéder à un emploi et construire leur avenir.

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