Chaque année, la Tabaski met sous pression le marché du bétail en Côte d’Ivoire. La forte demande entraîne des tensions sur les prix et une dépendance persistante aux importations.
Face à cette situation, les autorités multiplient les initiatives pour encourager une alternative locale, perçue comme plus durable et plus stable.
Le pari de la production nationale
Le Conseil national de lutte contre la vie chère (CNLVC) pousse désormais une orientation claire : valoriser les moutons issus des élevages ivoiriens.
Cette stratégie s’inscrit dans une logique plus large de stabilisation du marché et de réduction des coûts liés à l’importation.
Sur le terrain, cette politique se traduit par des visites dans des exploitations agricoles afin d’évaluer les capacités réelles de production.
Toumodi, symbole des progrès mais aussi des limites
À Adahou, dans la région de Toumodi, une exploitation spécialisée dans les bovins et les petits ruminants illustre cette dynamique.
Les responsables du CNLVC y observent une amélioration progressive de la filière. Le secteur semble gagner en organisation et en capacité d’approvisionnement.
Mais derrière cette progression, un constat demeure : la production nationale reste encore insuffisante pour couvrir pleinement la demande liée à la Tabaski.
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Une filière encore dépendante de soutiens
Les acteurs de terrain appellent à un renforcement des moyens. Ils estiment que sans accompagnement structuré, notamment pour les jeunes éleveurs, la filière risque de rester sous-capacitaire.
L’enjeu dépasse donc la seule période festive. Il touche à la structuration d’un secteur stratégique pour l’économie rurale.
L’État face à un double défi
Les autorités, de leur côté, assurent travailler à sécuriser l’approvisionnement du marché.
L’objectif est double : garantir la disponibilité du bétail pendant la Tabaski et stabiliser les prix sur les marchés urbains.
Cette orientation s’inscrit dans une politique plus large de lutte contre la vie chère et de renforcement de la souveraineté alimentaire.
