Le président français Emmanuel Macron s’est exprimé dimanche à Nairobi aux côtés de son homologue kényan William Ruto, en marge du sommet Africa Forward.
Face aux critiques liées à l’absence du Mali, du Burkina Faso et du Niger, Emmanuel Macron a défendu la position de la France et expliqué les choix diplomatiques opérés dans le cadre de ce sommet.
Une absence des pays du Sahel au cœur des débats
Interrogé sur la non-participation des régimes militaires sahéliens, le président français a rejeté toute idée d’exclusion de la région ouest-africaine.
Il a rappelé que plusieurs pays du continent étaient bien représentés à Nairobi, notamment le Sénégal et la Côte d’Ivoire, ainsi que des États d’Afrique centrale comme le Gabon et la République démocratique du Congo.
Selon lui, les autorités de transition du Mali, du Burkina Faso et du Niger se sont progressivement éloignées de certains cadres régionaux, notamment de la CEDEAO.
Macron insiste sur le lien avec les peuples sahéliens
Emmanuel Macron a toutefois tenu à distinguer les gouvernements et les populations. Il a affirmé que la France restait attachée aux peuples du Sahel, malgré les tensions diplomatiques avec les régimes militaires en place.
« Nous ne sommes jamais en désaccord avec les peuples », a-t-il déclaré, précisant que des représentants de la société civile, des entrepreneurs et des artistes issus de ces pays participent également aux échanges du sommet.
Le retrait militaire français toujours au centre des débats
Le président français est également revenu sur le retrait des forces françaises du Sahel, intervenu après une série de coups d’État dans la région.
Il a affirmé que ce retrait s’était effectué « sans rancune », tout en estimant que la situation sécuritaire actuelle interroge les choix opérés par les autorités sahéliennes.
Une nouvelle stratégie de partenariat en Afrique
Emmanuel Macron a défendu la réorganisation de la présence française sur le continent africain. Cette nouvelle approche repose désormais sur des partenariats bilatéraux avec plusieurs États.
Il a cité notamment le Gabon, le Bénin et le Ghana comme exemples de coopération renforcée.
Le chef de l’État français a enfin revendiqué une vision qualifiée de « panafricaine », affirmant que la France ne cherche pas à se détourner de l’Afrique francophone mais à adapter ses relations aux réalités politiques actuelles du continent.

