Le président nigérian Bola Tinubu a ordonné mercredi 19 novembre la mise en état d’alerte maximale des forces de sécurité, alors que le pays traverse une série de violences d’ampleur. Cette décision intervient après l’enlèvement, dans la nuit du 16 au 17 novembre, d’une vingtaine de lycéennes dans l’État de Kebbi et l’attaque d’une église dans l’État de Kwara mardi 18 novembre, lors de la messe.
Le ministre de l’Information, Mohammed Idris, a dénoncé « les actes de violence perpétrés par les ennemis de la nation nigériane, notamment les terroristes, les bandits et autres criminels ». Il a également rappelé le récent assassinat d’un général de haut rang, soulignant la gravité de la menace pesant sur le pays.
Pour coordonner la réponse sécuritaire, le vice-président Kashim Shettima s’est rendu dans l’État de Kebbi afin de rencontrer les familles des victimes et superviser les opérations visant à retrouver les jeunes filles disparues. « Nous utiliserons tous les moyens dont dispose l’État pour ramener ces filles chez elles et veiller à ce que les auteurs de ces actes odieux soient punis avec toute la rigueur de la loi », a-t-il déclaré.
Le directeur-adjoint de l’école a été tué lors de l’attaque ayant précédé l’enlèvement. Le vice-président a salué son courage : « Il a payé le prix ultime pour défendre ses élèves ». Les autorités poursuivent activement les recherches pour localiser les 24 lycéennes portées disparues et renforcer la sécurité dans les zones à risque.
Cette série d’attaques met en lumière la recrudescence des violences et des activités criminelles dans plusieurs régions du Nigéria, incitant le gouvernement à intensifier les mesures de protection et les opérations contre les groupes armés.

