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Santé mère-enfant : 𝐥𝐚 𝐜𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐢𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮-𝐧𝐞́𝐬

Santé mère-enfant : 𝐥𝐚 𝐜𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐢𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮-𝐧𝐞́𝐬

Soins Mère Kangourou pour un nouveau-né prématuré en Côte d’Ivoire

Pour les nouveau-nés fragiles, chaque geste peut faire la différence

Un bébé prématuré, pesant parfois à peine quelques centaines de grammes, n’a pas toujours la force de téter, de maintenir sa température ou de respirer correctement. Pour ces nouveau-nés particulièrement vulnérables, les premières heures et les premiers jours sont décisifs.

En Côte d’Ivoire, la prise en charge de ces enfants fait l’objet d’un renforcement progressif. À travers le développement des Soins Mère Kangourou (SMK), les autorités sanitaires cherchent à offrir aux prématurés et aux nouveau-nés de faible poids un accompagnement adapté, tout en donnant aux mères une place centrale dans les soins.

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Le dispositif s’est encore étoffé en 2026 avec l’ouverture de nouvelles unités dans plusieurs régions du pays.

Les Soins Mère Kangourou gagnent du terrain

Après l’ouverture de nouvelles unités à Bodo et Tiassalé en avril 2026, trois autres structures ont été inaugurées en juillet à Bouaké, Nimbo et Niakara.

Avec ces nouvelles implantations, la Côte d’Ivoire compte désormais 22 unités de Soins Mère Kangourou, en plus du centre national de référence du CHU de Treichville.

Le principe est simple, mais son impact peut être considérable : maintenir le nouveau-né contre la poitrine de sa mère grâce au contact peau à peau, favoriser l’allaitement maternel exclusif et assurer un suivi médical adapté.

Cette approche permet notamment au bébé de mieux conserver sa température corporelle et favorise le lien précoce entre la mère et son enfant. Elle constitue surtout une solution particulièrement utile pour les prématurés et les enfants présentant un faible poids à la naissance.

Les chiffres disponibles illustrent l’importance de cette prise en charge. Entre 2019 et 2025, 7 741 nourrissons ont bénéficié des Soins Mère Kangourou en Côte d’Ivoire. Parmi eux, 7 053 ont survécu, soit un taux de survie de 91 %.

Derrière ces chiffres, il y a des milliers de familles confrontées à l’angoisse d’une naissance prématurée et à l’espoir de voir leur enfant rentrer à la maison en bonne santé.

La fistule obstétricale, autre priorité de santé maternelle

L’amélioration de la santé mère-enfant ne concerne pas uniquement les nouveau-nés. La prise en charge des complications liées à la grossesse et à l’accouchement reste également un enjeu majeur.

La fistule obstétricale figure parmi ces complications qui peuvent bouleverser durablement la vie des femmes. Cette affection, souvent liée à un travail d’accouchement prolongé ou compliqué, peut entraîner des fuites urinaires ou fécales et provoquer de lourdes conséquences physiques et sociales.

Pour répondre à cette situation, le Programme National de Santé de la Mère et de l’Enfant (PNSME) a contribué à la mise en place d’une offre spécialisée.

Sept centres sont actuellement fonctionnels à Man, Bouaké, Bondoukou, Korhogo, San Pedro, Gagnoa et Séguéla.

Selon les données communiquées par le ministère, ces centres ont pris en charge 1 984 femmes entre 2012 et 2017, avec un taux global de guérison de 85 %.

Par ailleurs, les données disponibles indiquent qu’en 2025, plus de 4 400 femmes avaient bénéficié d’une réparation médico-chirurgicale de fistule obstétricale.

Une prise en charge qui mise aussi sur la proximité

L’ouverture de nouvelles unités de Soins Mère Kangourou répond à un enjeu essentiel : rapprocher les soins spécialisés des populations.

Pour une famille vivant loin d’un grand centre hospitalier, l’accès rapide à une prise en charge adaptée peut faire toute la différence. Le développement du réseau SMK à travers plusieurs villes contribue ainsi à réduire les distances entre les familles et les services de santé spécialisés.

Cette stratégie s’inscrit dans une approche plus large de renforcement de la santé maternelle et néonatale en Côte d’Ivoire, avec un objectif central : mieux protéger les femmes avant, pendant et après l’accouchement, tout en donnant aux nouveau-nés les meilleures chances de survie dès leurs premiers jours.

Des progrès à consolider

Les résultats enregistrés dans les Soins Mère Kangourou montrent l’intérêt de cette méthode dans la prise en charge des nouveau-nés vulnérables. Mais la réduction durable de la mortalité néonatale dépend aussi de plusieurs facteurs : qualité des soins obstétricaux, disponibilité des équipements, formation du personnel, suivi des grossesses et accès rapide aux structures sanitaires.

Pour les femmes confrontées à une complication obstétricale, la disponibilité de centres spécialisés constitue également une étape essentielle vers la guérison et la réinsertion sociale.

En renforçant les unités de Soins Mère Kangourou et les dispositifs de prise en charge de la fistule obstétricale, la Côte d’Ivoire poursuit donc un même objectif : éviter que la naissance d’un enfant ou les complications d’un accouchement ne se transforment en drame pour une famille.

La santé mère-enfant se joue souvent dans les premiers instants. Pour un nouveau-né fragile comme pour une mère confrontée aux conséquences d’un accouchement difficile, l’accès à des soins adaptés peut devenir une véritable seconde chance.

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