Voir, comprendre et suivre le quotidien ivoirien

Partager

>

Réhabilitation du parc Bangr-Weogo au Burkina Faso

Réhabilitation du parc Bangr-Weogo au Burkina Faso

À Ouagadougou, le parc Bangr-Weogo s’apprête à changer de visage. Le Burkina Faso a lancé, le 18 août 2026, un vaste programme de réhabilitation évalué à 75 milliards de francs CFA, avec une première enveloppe de 5 milliards. Dépollution, reboisement, restauration des zones humides, sécurisation et création d’espaces de loisirs doivent permettre de préserver ce patrimoine naturel soumis à une forte pression urbaine

Un nouveau départ pour Bangr-Weogo

À quelques kilomètres des quartiers animés de Ouagadougou, Bangr-Weogo offre un visage différent de la capitale. Les arbres y forment un vaste écrin de verdure. Les visiteurs viennent s’y promener, se détendre ou simplement retrouver un peu de calme.

Pourtant, au fil des années, le parc a subi les effets de la pression urbaine et du manque d’entretien.

C’est dans ce contexte que le gouvernement burkinabè a décidé d’engager une vaste opération de réhabilitation.

Le 18 août 2026, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a posé la première pierre du projet. Ce geste marque le lancement officiel des travaux. Le programme complet est évalué à 75 milliards de francs CFA. Pour commencer, l’État a mobilisé 5 milliards de francs CFA.

Lors de la cérémonie, Mahamadou Sana a rappelé que le projet avait été présenté quelques semaines plus tôt, à l’occasion de la Nuit de l’arbre.

« Le 20 juin 2026, à l’occasion de la Nuit de l’arbre, nous avons présenté au peuple burkinabè un projet ambitieux de réhabilitation de cette forêt. Aujourd’hui, nous procédons à la pose de la première pierre pour lancer les travaux d’aménagement de cette forêt classée. »

Une première phase de 5 milliards FCFA

Dès cette première étape, plusieurs ouvrages doivent sortir de terre.

Ainsi, le projet prévoit la construction de deux nouveaux portiques. Une salle polyvalente de 750 places doit également être construite. Par ailleurs, la clôture du parc, longue d’environ 10 kilomètres, doit être reconstruite.

La ménagerie figure aussi parmi les priorités de cette phase. Elle doit être réaménagée afin d’améliorer les conditions d’accueil des animaux.

Selon les responsables du projet, plus d’une vingtaine d’animaux pourraient y être accueillis. Des éléphants, des lions et des hippopotames sont notamment annoncés.

Cette première phase doit s’étendre sur quatre mois. Les premières infrastructures sont donc attendues d’ici décembre 2026. Le ministre de la Sécurité a, à ce propos, insisté sur le respect des délais et la qualité des ouvrages.

Restaurer un patrimoine naturel sous pression

Cependant, Bangr-Weogo ne se résume pas à ses infrastructures.

Le parc constitue surtout un espace naturel majeur dans une capitale qui s’urbanise rapidement. Sa réhabilitation comporte donc une importante dimension environnementale.

Les travaux doivent notamment porter sur la dépollution, le reboisement et la restauration des zones humides. La sécurisation du site fait également partie du programme.

En parallèle, le gouvernement prévoit de moderniser les équipements existants. De nouveaux espaces de loisirs et d’éducation environnementale doivent aussi voir le jour.

L’ambition est claire : protéger la nature tout en permettant aux habitants de mieux profiter du parc.

Un site écologique d’importance internationale

Le parc urbain Bangr-Weogo s’étend sur environ 240 hectares. Il appartient toutefois à un ensemble de zones humides beaucoup plus vaste, couvrant près de 945 hectares.

Depuis 2019, cet ensemble figure sur la liste Ramsar des zones humides d’importance internationale.

Cette reconnaissance souligne la valeur écologique du site. Elle rappelle également la nécessité de préserver ses ressources naturelles face aux différentes pressions.

Par ailleurs, les études citées dans le cadre du projet ont recensé 327 espèces végétales dans le parc. Parmi elles figurent 117 espèces ligneuses et 210 espèces herbacées.

Ainsi, derrière les sentiers et les espaces de promenade se trouve un patrimoine vivant particulièrement riche.

Faire de Bangr-Weogo un espace touristique et éducatif

Au-delà de la restauration écologique, le projet poursuit une autre ambition : faire de Bangr-Weogo une véritable destination de loisirs et d’écotourisme.

Mahamadou Sana souhaite ainsi transformer le parc en un espace à la fois touristique, floristique et faunique.

L’idée est également d’en faire un lieu d’éducation à l’environnement. Les visiteurs pourraient y découvrir la biodiversité burkinabè. Les jeunes, eux, pourraient y développer une meilleure connaissance de la nature.

Dans cette perspective, la réhabilitation ne vise donc pas uniquement à embellir le parc. Elle cherche aussi à créer un nouveau rapport entre les habitants de Ouagadougou et leur environnement.

Un chantier attendu par les habitants

Pour les habitants de la capitale, l’enjeu dépasse largement la construction de nouveaux bâtiments.

Bangr-Weogo est l’un des rares grands espaces naturels présents au cœur de Ouagadougou. Il offre un lieu de respiration dans une ville confrontée à une urbanisation continue.

Dès lors, sa restauration répond à une attente à la fois écologique et sociale.

Le gouvernement veut désormais redonner au parc son rôle de « poumon vert » de Ouagadougou. Pour y parvenir, plusieurs étapes devront encore être franchies.

La première, engagée avec les 5 milliards FCFA mobilisés pour la phase initiale, doit permettre de poser les bases de cette transformation. Ensuite, les autres phases du programme devront poursuivre la restauration du site.

À terme, l’objectif est de faire de Bangr-Weogo un espace où la nature, les loisirs et l’éducation environnementale peuvent cohabiter.

Pour les générations futures, le véritable défi sera alors de préserver cette nouvelle dynamique. Car restaurer le parc est une chose. Le maintenir durablement en est une autre.

Voir aussi

Ange Freddy et Dydy : après les rumeurs, la séparation confirmée

Santé mère-enfant : 𝐥𝐚 𝐜𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐢𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮-𝐧𝐞́𝐬

Partenariat international : Pierre Dimba échange avec des partenaires américains et l’UNICEF sur l’avenir du système de santé ivoirien

À Batié, Francis Ngannou transforme son parcours en tremplin pour la jeunesse camerounaise

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *