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Niger : STM et SONITRAV menacées de sanctions

Niger : STM et SONITRAV menacées de sanctions

Après la collision meurtrière de Doukou Doukou, le gouvernement nigérien hausse le ton. Les compagnies STM et SONITRAV risquent de perdre leur agrément si l’enquête établit leur responsabilité dans l’accident.

Le gouvernement nigérien veut faire toute la lumière sur l’accident qui a endeuillé le département de Madaoua. Une collision entre deux bus a fait 22 morts et 37 blessés vendredi à Doukou Doukou.

Le bilan comprend 17 militaires. Les victimes se trouvaient notamment dans l’un des véhicules impliqués dans l’accident.

Face à la gravité du drame, les autorités ont convoqué les responsables des deux compagnies concernées.

Le gouvernement exige des explications

Le ministre des Transports et de l’Aviation civile, le colonel-major Abdouramane Amadou, a reçu les dirigeants de STM et de SONITRAV lundi à Niamey.

Les deux entreprises doivent désormais s’expliquer sur leur rôle dans l’accident. Les autorités veulent notamment déterminer les éventuels manquements qui auraient contribué à la collision.

Le ministre a qualifié la situation d’« inacceptable ». Il a également rappelé les efforts engagés par l’État pour améliorer la sécurité sur les routes nigériennes.

Une collision entre deux bus

Le drame s’est produit vendredi matin à la sortie de Doukou Doukou. La collision frontale a impliqué deux autocars.

Le premier appartenait à STM. Il venait de Madaoua. Le second bus appartenait à SONITRAV et arrivait de Zinder.

Le véhicule de SONITRAV transportait principalement des militaires qui terminaient leur formation.

Après l’accident, les secours ont pris en charge les blessés. Les autorités ont également lancé une procédure afin d’établir les responsabilités.

Des sanctions qui peuvent aller jusqu’au retrait de l’agrément

Le gouvernement nigérien n’exclut aucune mesure contre les compagnies concernées.

Si l’enquête établit la responsabilité d’une entreprise, celle-ci pourra subir des sanctions administratives. Ces mesures peuvent aller de l’avertissement à la suspension de l’activité.

Dans les cas les plus graves, les autorités peuvent retirer l’agrément d’exploitation.

Des poursuites judiciaires restent également possibles selon les conclusions de l’enquête.

Le comportement des conducteurs dans le viseur

Pour le ministre des Transports, les comportements humains jouent un rôle important dans de nombreux accidents.

Il a donc appelé les conducteurs à respecter davantage les règles de circulation. Il a également demandé aux transporteurs de mettre fin à toute forme de complaisance.

Les entreprises doivent notamment contrôler l’état de leurs véhicules. Elles doivent aussi veiller au respect des règles concernant la conduite et les périodes de repos des chauffeurs.

Les autorités veulent éviter un nouveau drame

Des responsables du ministère des Transports ont participé à la réunion de lundi. L’Agence nigérienne de sécurité routière et la Gendarmerie nationale étaient également représentées.

Les autorités ont examiné les éléments disponibles sur l’accident. Une projection vidéo leur a notamment permis de revenir sur les circonstances de la collision.

Pour le gouvernement, l’objectif reste désormais clair : établir les responsabilités et prendre les mesures nécessaires.

Les conclusions de la procédure devraient donc déterminer le sort réservé à STM et SONITRAV. Surtout, les autorités veulent tirer les leçons de ce drame pour renforcer la sécurité sur les routes du Niger.

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