Le contentieux politique camerounais s’exporte désormais devant les tribunaux européens. En effet, l’ancien candidat à la présidence a choisi le terrain judiciaire international. Il vit actuellement en exil en Gambie. Le dépôt officiel d’une plainte contre Paul Biya en France marque un tournant majeur. Cette action fait suite à la crise post-électorale nationale.
Deux recours devant le tribunal judiciaire de Paris
Le leader du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) a publié l’information. D’abord, Issa Tchiroma Bakary a introduit deux requêtes distinctes à Paris. Ensuite, l’homme politique a précisé sa démarche. Ses équipes ont réuni des preuves documentées pendant plusieurs mois.
C’est ainsi que l’opposant s’appuie juridiquement sur le principe de compétence universelle. Cette disposition légale spécifique offre une option importante. Elle permet aux magistrats français de juger les violations des droits humains. La justice examine ces dossiers même si les faits se déroulent hors du territoire français.
La répression de la présidentielle de 2025 au cœur du dossier
Le cœur de la plainte cible directement les événements nés du scrutin du 12 octobre 2025. De fait, l’ex-ministre dénonce avec véhémence les vagues d’interpellations. Il conteste aussi la répression des manifestations.
Selon lui, le pouvoir inflige des détentions arbitraires à des milliers de citoyens camerounais. Les prisons imposent des conditions contraires aux droits fondamentaux. Des figures de l’opposition subissent des traitements inhumains et des tortures. Le dossier cite notamment les cas d’Anicet Ekané ou de Souleyman Tobi.
Une stratégie judiciaire visant l’internationalisation de la crise
Le gouvernement de Yaoundé choisit pour l’instant de garder le silence face à cette offensive. Toutefois, cette procédure place la diplomatie française dans une position délicate. Le régime de Paul Biya reste un partenaire historique de Paris.
Cette action sur le sol français constitue en définitive une première étape pour le plaignant. Issa Tchiroma Bakary affiche alors une ferme intention. Il veut saisir d’autres juridictions internationales. Son objectif final exige l’établissement clair des responsabilités pénales.

