Alloui Brou Jacques avait largement diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux après les casses. Dans ce message, il revendiquait l’opération de démolition en s’appuyant sur un jugement du tribunal. Il présentait cet acte comme le fondement légal de son intervention sur le site de 10 hectares.
Les vérifications des services judiciaires ont pourtant révélé une réalité tout autre. La décision invoquée par l’opérateur n’autorisait aucune démolition de constructions. Le procureur de la République précise même que le tribunal avait rejeté la demande de démolition formulée par l’intéressé. De plus, cette requête initiale ne ciblait que cinq habitations, bien loin des destructions massives constatées sur le terrain.
De lourdes charges pénales retiennent l’attention du parquet
Le parquet d’Abidjan qualifie ces actes de graves violations de la loi. Les destructions volontaires commises au quartier Campement sont susceptibles de constituer plusieurs infractions majeures. Le procureur retient notamment les griefs de troubles à l’ordre public, de voies de fait et de destruction volontaire du bien d’autrui.
Ces délits tombent sous le coup des articles 179, 190, 382, 485 et 486 du Code pénal ivoirien. Face à l’ampleur des dégâts matériels et humanitaires, la justice refuse de laisser cette action impunie.
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Le suspect en fuite et activement recherché
Devant la gravité de la situation, le chef du parquet a ordonné à ses services de mener des investigations rapides. Les forces de l’ordre ont reçu instruction d’interpeller Alloui Brou Jacques. À l’heure actuelle, l’initiateur des démolitions reste introuvable et la police le recherche activement.
Le procureur de la République a tenu à rassurer pleinement l’opinion publique nationale. La justice ivoirienne s’engage à faire toute la lumière sur ce scandale foncier. Le communiqué officiel du parquet promet que ces actes de vandalisme ne resteront pas impunis.

