Le Maroc ouvre une nouvelle page de son histoire politique. Fatima Ezzahra El Mansouri a été nommée cheffe du gouvernement par le roi Mohammed VI, mardi 29 septembre 2026, au Palais Royal de Rabat. Elle succède à Aziz Akhannouch.
La nouvelle cheffe du gouvernement devra désormais constituer son équipe. Le souverain lui a officiellement confié la formation du prochain gouvernement.
Une nomination prévue par la Constitution
La décision royale intervient conformément à l’article 47 de la Constitution marocaine. Le communiqué du ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie confirme la nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri et sa mission de former le nouvel exécutif.
Cette nomination intervient après les élections législatives du 23 septembre. Le Parti Authenticité et Modernité (PAM), dont El Mansouri coordonne la direction collégiale, est arrivé en tête du scrutin avec 97 sièges selon les résultats rapportés par Reuters.
La formation d’une majorité parlementaire constitue désormais l’une des premières étapes de son entrée en fonction.
Une première pour une femme au Maroc
Avec cette nomination, Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première femme à diriger le gouvernement marocain. Elle rejoint ainsi un cercle encore restreint de femmes ayant occupé les plus hautes fonctions exécutives dans le monde arabe.
Avant son arrivée à la tête du gouvernement, elle avait déjà occupé plusieurs responsabilités politiques. Elle a notamment été maire de Marrakech et ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville.
Une juriste expérimentée
Née à Marrakech en 1976, Fatima Ezzahra El Mansouri est avocate de formation. Son parcours politique s’est construit au sein du PAM, avec plusieurs mandats électifs et responsabilités au niveau national.
Elle a notamment présidé le conseil national du PAM et siège au Parlement depuis plusieurs années. Depuis 2024, elle assure la coordination de la direction collégiale du parti.
Sa première mission sera désormais de former une équipe gouvernementale et de soumettre sa composition à l’approbation royale.