Le roman « C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien ne figure plus parmi les ouvrages retenus pour le prix Goncourt 2026. L’Académie Goncourt a annoncé son retrait le vendredi 25 septembre, après plusieurs accusations visant l’auteur, notamment sur l’utilisation présumée de l’intelligence artificielle.
Une décision après plusieurs accusations
Publié aux éditions Grasset, le premier roman de Thélyson Orélien s’était rapidement fait remarquer lors de la rentrée littéraire. Le livre figurait notamment dans la première sélection du Goncourt.
Mais depuis plusieurs jours, l’auteur se retrouve au centre d’une controverse autour de son processus d’écriture.
L’affaire a commencé après la publication, sur le réseau social X, d’accusations selon lesquelles l’écrivain aurait utilisé une intelligence artificielle pour produire une grande partie de son ouvrage. Des analyses présentées dans le cadre de cette polémique ont ensuite alimenté les interrogations.
Thélyson Orélien, lui, conteste ces accusations. Dans une déclaration rapportée par Le Parisien, il affirme n’avoir jamais utilisé l’IA pour produire ses textes.
L’Académie Goncourt retire le livre de sa sélection
Face à cette controverse, l’Académie Goncourt a finalement décidé de retirer le roman de sa première liste.
Dans son communiqué, l’institution mentionne également des plagiats attribués à l’auteur et s’appuie sur plusieurs analyses menées par des chercheurs et des journalistes. Elle estime que ces éléments convergent vers l’hypothèse d’un recours massif à l’intelligence artificielle pour produire le livre.
L’Académie explique que sa décision vise notamment à préserver les principes attachés au prix et à rappeler sa position sur les textes générés avec l’aide de l’IA.
Elle indique par ailleurs qu’elle ne souhaite pas commenter davantage cette affaire pour le moment.
La suite du Goncourt attendue le 6 octobre
Malgré ce retrait, la course au prix Goncourt 2026 continue avec les autres ouvrages encore en lice.
L’Académie doit publier sa deuxième sélection le 6 octobre. Quatre finalistes seront ensuite annoncés le 27 octobre, avant la proclamation du lauréat prévue le 3 novembre 2026.
L’affaire Thélyson Orélien ouvre ainsi un débat plus large sur la place de l’intelligence artificielle dans la création littéraire. Elle pose également la question des moyens permettant de distinguer le travail d’un auteur de celui produit ou assisté par des outils d’IA.