La Côte d’Ivoire perd l’une de ses grandes voix littéraires. La professeure Tanella Boni est décédée le 15 septembre 2026 à Toulouse, en France, à l’âge de 72 ans.
Le ministère de la Culture et de la Francophonie a confirmé sa disparition dans un communiqué publié le 18 septembre. Le département dirigé par Françoise Remarck a également annoncé que les obsèques de l’écrivaine et philosophe auraient lieu le lundi 21 septembre.
La disparition de Tanella Boni touche particulièrement le monde du livre ivoirien. Son parcours s’est construit à la croisée de la philosophie, de la poésie, du roman et de l’essai.
Une œuvre entre littérature et philosophie
Tanella Boni a consacré une grande partie de son parcours à l’écriture et à la réflexion.
Poétesse, romancière, essayiste et philosophe, elle a développé une œuvre autour de plusieurs questions liées à l’identité, à la société et à la condition humaine.
Son travail lui a valu plusieurs distinctions. Elle a notamment reçu le Prix Ahmadou-Kourouma en 2005.
En 2025, elle a également obtenu le Prix Tchicaya U Tam’si de la poésie africaine, décerné à Assilah, au Maroc.
Une présence importante dans la vie culturelle ivoirienne
Tanella Boni ne s’est pas limitée à son activité d’écrivaine.
Elle a aussi participé à la vie littéraire et culturelle du pays. Elle a notamment présidé l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire de 1991 à 1997.
La professeure était également membre de l’Académie des arts, des sciences, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (ASCAD). Elle détenait par ailleurs le grade de Chevalier dans l’Ordre du Mérite culturel de Côte d’Ivoire.
En mai 2023, elle avait occupé une place centrale lors de la 13e édition du Salon international du livre d’Abidjan (SILA). Le ministère rappelle également son implication dans « Poeticales », une initiative consacrée à la poésie et à l’expression de jeunes talents.
Françoise Remarck salue son héritage
Après l’annonce de sa disparition, la ministre de la Culture et de la Francophonie a adressé ses condoléances à la famille de Tanella Boni ainsi qu’à la communauté littéraire ivoirienne.
Le ministère souligne la diversité de l’œuvre laissée par l’écrivaine. Poésie, littérature jeunesse, roman et essai occupent une place importante dans son parcours.
À travers cette production, Tanella Boni aura contribué au rayonnement de la littérature ivoirienne et africaine.
Son décès ouvre désormais une période d’hommages. Au-delà des distinctions reçues au cours de sa carrière, son héritage repose aussi sur les œuvres qu’elle laisse aux lecteurs et aux générations d’écrivains.