Voir, comprendre et suivre le quotidien ivoirien

Partager

>

Diaspora : un nouvel élan pour le PND 2026-2030 à New York

Diaspora : un nouvel élan pour le PND 2026-2030 à New York

Femmes de la diaspora : le 23 août prochain à New York, des entrepreneures, cadres, investisseuses et jeunes leaders ivoiriennes se réuniront autour du PND 2026-2030. Objectif : transformer leurs compétences, leurs réseaux et leurs capitaux en opportunités d’investissement capables de contribuer concrètement au développement économique de la Côte d’Ivoire.
Femmes de la diaspora mobilisées pour investir en Côte d’Ivoire

Le 23 août prochain à New York, les Ivoiriennes établies à l’étranger sont invitées à prendre une place plus importante dans le développement économique de leur pays. Entrepreneures, cadres, investisseuses et jeunes leaders se retrouveront autour du PND 2026-2030 pour réfléchir aux moyens de transformer leurs compétences, leurs réseaux et leurs capitaux en projets concrets en Côte d’Ivoire.

Portée par Me Ayssata Coulibaly-Diabi, commissaire générale de l’initiative, cette rencontre entend rapprocher la diaspora des institutions ivoiriennes et des acteurs économiques. L’immobilier, les mécanismes de financement et la création éventuelle d’un fonds d’investissement dédié aux femmes de la diaspora figureront notamment parmi les sujets abordés.

Transformer l’éloignement en opportunité

Pour beaucoup d’Ivoiriennes établies à l’étranger, investir au pays ne relève pas seulement d’une ambition économique. C’est aussi une manière de maintenir un lien avec leur terre d’origine, de participer à son développement et de préparer l’avenir de leurs familles.

Mais entre la volonté d’investir et la concrétisation d’un projet, les obstacles peuvent être nombreux : manque d’informations fiables, difficultés administratives, suivi des investissements à distance ou encore accès à des mécanismes de financement adaptés.

C’est précisément sur ces questions que veut agir l’initiative portée par Maître Ayssata Coulibaly-Diabi, commissaire générale de l’événement.

« Le PND offre une opportunité de contribuer à bâtir une Côte d’Ivoire plus compétitive en mobilisant toutes les compétences, y compris celles de la diaspora. “Les Femmes pour le PND” est une contribution à cette vision », explique-t-elle.

L’objectif est donc de dépasser les discours généraux sur la diaspora pour s’intéresser à une question beaucoup plus concrète : comment transformer les compétences, les réseaux et les ressources financières des Ivoiriennes de l’extérieur en investissements créateurs de valeur en Côte d’Ivoire ?

A lire aussi : https://niannoo.net/deception-familiale-a-37-ans/

Le PND 2026-2030 comme point de rencontre

Au cœur de la rencontre de New York se trouve le Programme National de Développement (PND) 2026-2030, présenté comme un cadre permettant d’identifier les secteurs prioritaires et les opportunités susceptibles d’intéresser les investisseurs de la diaspora.

La journée devrait réunir des entrepreneures, des cadres, des investisseuses ainsi que de jeunes leaders de la communauté ivoirienne établie aux États-Unis et dans d’autres pays.

L’enjeu sera notamment de leur permettre de mieux comprendre les possibilités d’investissement et d’échanger directement avec les institutions concernées.

Cette approche veut répondre à une attente souvent exprimée par les membres de la diaspora : disposer d’interlocuteurs identifiés et de mécanismes suffisamment clairs pour investir au pays sans que la distance ne devienne un obstacle.

L’immobilier au cœur des discussions

Parmi les secteurs qui devraient retenir particulièrement l’attention figure l’immobilier, un domaine historiquement privilégié par les Ivoiriens vivant à l’étranger.

Acheter un terrain, construire une maison ou investir dans un programme immobilier représente pour beaucoup un projet à la fois patrimonial et économique. Pourtant, la distance peut compliquer le contrôle des opérations, la vérification des documents ou le suivi des travaux.

Les échanges prévus à New York devraient ainsi permettre d’aborder les solutions susceptibles de sécuriser davantage les investissements réalisés depuis l’étranger.

L’ambition est de passer d’une logique où chacun avance seul à un modèle dans lequel les investisseurs disposent de davantage d’informations, de garanties et d’accompagnement.

Vers un fonds d’investissement pour les femmes de la diaspora ?

L’une des propositions les plus attendues concerne la création envisagée d’un Fonds d’investissement dédié aux femmes de la diaspora.

L’idée serait de structurer et de canaliser une partie de leurs ressources financières vers des projets présentant un potentiel d’impact économique en Côte d’Ivoire.

Un tel mécanisme pourrait constituer un outil important pour les entrepreneures de la diaspora qui souhaitent investir collectivement plutôt que de financer uniquement des projets individuels.

À ce stade, le fonds figure parmi les projets à l’étude. Sa mise en place devra donc être précisée, notamment sur son fonctionnement, sa gouvernance, les secteurs concernés et les conditions d’accès au financement.

L’État et le secteur privé appelés à jouer leur rôle

L’initiative s’inscrit dans les orientations du ministère du Plan et du Développement, dirigé par Souleymane Diarrassouba, qui porte le PND et cherche à renforcer le partenariat entre l’État ivoirien et sa diaspora.

Le secteur privé et le monde financier sont également associés à cette dynamique. AFG Bank Côte d’Ivoire, filiale d’Atlantic Group, ainsi que l’expertise bancaire d’Arsène Coulibaly, sont notamment cités parmi les soutiens susceptibles de contribuer à la réflexion autour de mécanismes financiers adaptés.

Cette implication est déterminante. Car pour que l’intérêt de la diaspora se transforme en investissements réels, encore faut-il disposer de produits financiers adaptés, de procédures accessibles et d’un environnement suffisamment rassurant pour les investisseurs établis à l’étranger.

New York, première étape d’un dialogue appelé à durer

Au-delà de la journée du 23 août, l’ambition affichée est de poser les bases d’un dialogue durable entre la diaspora féminine ivoirienne et les acteurs du développement national.

Panels, échanges avec les institutions et sessions de réseautage doivent permettre de rapprocher celles qui disposent de capitaux et d’expertise de celles et ceux qui portent des projets en Côte d’Ivoire.

Le véritable défi sera toutefois de faire vivre cette dynamique au-delà de l’événement.

Car derrière les chiffres, les programmes et les mécanismes financiers, il y a une réalité simple : des femmes qui ont construit leur expérience à l’étranger et qui souhaitent mettre une partie de ce parcours au service de leur pays.

Le rendez-vous de New York entend précisément leur donner un espace pour se rencontrer, s’informer et surtout passer de l’intention à l’action.

Si cette dynamique parvient à se traduire en projets, en entreprises, en emplois et en investissements durables, la diaspora féminine pourrait devenir un partenaire économique encore plus important de la Côte d’Ivoire dans la mise en œuvre du PND 2026-2030.

Voir aussi

Son mari lui demande 2 millions : il veut ouvrir un restaurant

Une fausse fille, 1,6 million de FCFA et un AVC : le récit d’une arnaque familiale qui a bouleversé un père

Jean Kacou Diagou : parcours et réalisations

Incendie à Treichville : Mambé apporte son soutien aux sinistrés

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *