À Agban Village, dans la commune d’Attécoubé, les nuits n’étaient plus synonymes de repos, mais de surveillance permanente. Depuis plusieurs semaines, une insécurité grandissante s’était installée au cœur du quartier, transformant la vie des résidents en un véritable parcours du combattant.
Profitant de l’obscurité lors des coupures d’électricité, un gang organisé avait fait des ravins locaux son terrain de chasse privilégié. Vols à main armée, intrusions domiciliaires et agressions à répétition se succédaient. Pour les familles, coincées entre la peur et l’impuissance, la tranquillité était devenue un luxe inaccessible.
Le cri du cœur des riverains entendu par la police
Face à la multiplication des plaintes et au sentiment d’abandon des populations, le Commissariat du 10ᵉ Arrondissement d’Attécoubé a décidé de passer à l’action. Le samedi 16 mai 2026, les forces de l’ordre ont investi les zones escarpées du village pour mener une grande opération de nettoyage et de sécurisation.
Cette descente ciblée a immédiatement soulagé le quartier :
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Destruction des fumoirs clandestins implantés dans les ravins, qui servaient de repaires aux agresseurs.
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Arrestation de trois membres actifs du réseau en plein cœur de leur base arrière.
Interrogés par les enquêteurs, ces derniers ont fini par dénoncer celui que tout le monde redoutait en silence : un individu surnommé « GBAGBO » (alias A.K.L.N.), décrit comme le cerveau de toute l’insécurité du secteur.
« On ne pouvait plus sortir dès l’apparition de la pénombre. Ce réseau contrôlait tout et gâchait nos vies », témoigne un habitant sous couvert d’anonymat.
La fin du règne pour le caïd d’Attécoubé
Pour les résidents, ce « GBAGBO » était l’ombre derrière chaque agression. En plus de gérer les fumoirs, l’homme avait mis en place un système de surveillance pour anticiper les mouvements des forces de l’ordre. Ce qu’il ignorait, c’est que la police l’avait placé sous surveillance discrète pour trafic de stupéfiants.
Grâce à la collaboration et aux renseignements des riverains, sa cachette a été localisée. L’interpellation a donné lieu à des scènes de vive tension. Refusant de se soumettre, le suspect a opposé une farouche résistance aux agents, refusant de monter à bord du véhicule d’intervention. Finalement maîtrisé, il a été conduit sous bonne escorte au commissariat.
Un souffle de répit et l’espoir d’une paix durable
Le soulagement est désormais palpable. Sur instruction du Procureur de la République, le chef de gang et ses complices ont été déférés au parquet afin d’être traduits devant la justice.
Aujourd’hui, les habitants d’Agban Village espèrent enfin tourner cette page sombre de leur histoire. L’arrestation de ce caïd marque un coup d’arrêt décisif face à l’insécurité à Attécoubé. Dans les ravins autrefois bruyants des courses-poursuites, le silence est enfin de retour. Une véritable victoire pour la dignité et la sécurité des familles du quartier.

