Un bar installé dans un établissement scolaire a finalement été fermé à Bouaké. La Direction régionale du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a mené l’opération avec l’appui de la police.
Le commerce occupait le rez-de-chaussée du collège privé Les Leaders, dans le quartier Air-France 2. Il proposait notamment de l’alcool, des cigarettes et de la chicha.
Les habitants à l’origine du signalement
La présence de ce commerce n’était pas connue des services du Commerce. C’est une alerte de riverains qui a déclenché l’intervention des autorités.
N’Guessan Bernard, directeur régional adjoint du Commerce, a expliqué que les habitants avaient signalé la situation. Le dossier a ensuite été transmis au directeur régional, puis au procureur de la République.
« Nous n’avions pas connaissance de l’existence de ce maquis », a-t-il déclaré.
Selon lui, l’intervention visait à constater la présence d’un espace de vente et de consommation d’alcool au sein d’un établissement scolaire.
Alcool, cigarettes et chicha saisis
Les agents ont découvert plusieurs produits dans le local. Ils ont notamment saisi des boissons alcoolisées et des cigarettes.
Des accessoires utilisés pour fumer la chicha ont également été récupérés.
Pour N’Guessan Bernard, cette opération répond à un objectif de protection des élèves. Les autorités veulent notamment empêcher l’exposition des jeunes à la consommation d’alcool et de tabac dans leur environnement scolaire.
Le bar a été fermé à l’issue du contrôle.

Les responsables entendus par la police
La fermeture administrative n’est pas la seule conséquence de l’opération.
Les responsables du collège et les gérants du bar doivent être entendus par la police. Le procureur de la République décidera ensuite des suites judiciaires à donner au dossier.
Des sanctions administratives sont également envisagées. Elles peuvent comprendre la saisie des produits et la fermeture du commerce. Des sanctions financières pourraient aussi être appliquées.
Le local devait servir de restaurant
Du côté du collège Les Leaders, la fermeture met fin à une situation qui durait depuis plusieurs années.
Koné Valéri, actionnaire de l’établissement et adjoint au directeur des études, explique que le local n’avait pas été prévu pour accueillir un bar.
À l’ouverture du site en 2016, l’espace devait servir de restaurant aux élèves et aux enseignants. Il aurait ensuite changé progressivement d’activité pour devenir un bar.
La direction affirme avoir demandé à plusieurs reprises à la gérante de mettre fin à cette activité. Ces démarches n’auraient toutefois pas abouti.

Une fermeture qui soulage le collège
Pour Koné Valéri, la présence du commerce était difficilement compatible avec le fonctionnement d’un établissement scolaire.
Le site d’Air-France accueille une partie importante des élèves du collège. L’année dernière, 268 élèves y étaient scolarisés, contre 150 sur le site d’Air-France SOCOPAO.
La direction considère donc la fermeture comme un soulagement. Elle estime qu’un établissement scolaire ne doit pas partager son environnement immédiat avec un bar ou un maquis.
L’opération a été menée sur instructions du procureur de la République, conformément aux orientations de la Direction régionale du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.