Les déguerpis de Vridi 3, surnommé Zimbabwé, veulent se faire entendre. Dimanche 4 octobre 2026, leur collectif a tenu une conférence de presse sur le site détruit.
Les représentants des familles ont profité de cette rencontre pour demander une discussion officielle avec les autorités compétentes. Ils souhaitent présenter leurs documents et leurs témoignages afin d’exposer leur situation.
Un recensement que le collectif veut vérifier
Le collectif réclame aussi un état précis des personnes touchées par les opérations.
Selon son président, Traoré Saïdou, les premiers chiffres établis par le collectif font état de 289 propriétaires et 500 locataires. Ces données portent donc sur 789 personnes.
Le responsable précise toutefois que ce recensement reste en cours. Il ne prétend pas couvrir toutes les personnes affectées.
Le collectif souhaite ainsi confronter ses chiffres à ceux des services compétents. Il demande aussi que les données soient complétées lorsque cela s’avère nécessaire.
Des familles confrontées à des difficultés
Les opérations de déguerpissement ont débuté le 2 juin 2026. Depuis, plusieurs familles doivent faire face à de nouvelles difficultés.
Le logement figure parmi leurs principales préoccupations. La scolarisation des enfants constitue également un sujet d’inquiétude.
Certaines personnes ont aussi perdu leur activité économique. Pour le collectif, les réponses apportées doivent donc tenir compte de ces différentes situations.
Une attention particulière devrait, selon lui, revenir aux enfants et aux personnes vulnérables. Les personnes ayant perdu leurs moyens de subsistance doivent également bénéficier d’un accompagnement.
« Nous demandons aux autorités d’entendre les populations »
Traoré Saïdou souhaite que les autorités reçoivent officiellement les représentants des déguerpis.
« Nous demandons aux autorités d’entendre les populations », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse.
Le collectif appelle aussi les administrations concernées à coordonner leurs actions. Il souhaite ainsi éviter des réponses dispersées et favoriser une prise en charge plus adaptée.
Les représentants des familles demandent par ailleurs un examen documenté des circonstances et des conséquences des opérations. Ils souhaitent que les éventuelles responsabilités reposent sur des faits vérifiables.
Le collectif ne rejette pas l’aménagement urbain
Les déguerpis assurent ne pas remettre en cause le principe de l’aménagement urbain.
Ils disent également comprendre les mesures destinées à protéger les populations exposées aux risques. Leur demande porte surtout sur la manière d’accompagner les personnes contraintes de quitter leur lieu de vie.
Pour le collectif, les politiques d’aménagement doivent donc intégrer les conséquences sociales des opérations. Il réclame notamment des solutions pour les familles qui ne disposent plus d’un logement durable.
Un appel au calme
Face à cette situation, les représentants des déguerpis appellent les populations à maintenir une démarche pacifique.
Ils demandent d’éviter les provocations, les insultes et les menaces. Le collectif met également en garde contre les accusations qui ne reposeraient pas sur des preuves.
Enfin, il sollicite le soutien de la société civile et des médias. Son objectif reste l’ouverture d’un dialogue avec les autorités et la recherche de réponses pour les familles touchées par les déguerpissements.