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Centrafrique : une mine d’or s’effondre et fait plus de 100 morts

Centrafrique : une mine d’or s’effondre et fait plus de 100 morts

Un nouvel accident meurtrier frappe le secteur minier centrafricain. L’effondrement d’un site près de Baboua aurait fait plus d’une centaine de victimes.

Le secteur de l’orpaillage artisanal est une nouvelle fois endeuillé en Centrafrique. Mardi, un grave accident s’est produit sur le site aurifère de Zamboyé, dans l’ouest du pays, non loin de la frontière camerounaise.

Le nombre exact de victimes reste encore incertain. Plusieurs sources locales évoquent toutefois plus de 100 morts et de nombreux blessés.

Un site minier transformé en scène de drame

Le drame s’est produit alors que de nombreux travailleurs se trouvaient sur le site.

Plusieurs galeries auraient cédé sous la pression des terrains. Des mineurs ont alors été pris au piège.

Les secours ont engagé des recherches pour retrouver les personnes ensevelies. Des survivants ont également été conduits vers l’hôpital de Baboua pour recevoir des soins.

Face à l’ampleur de la catastrophe, les autorités restent prudentes sur le bilan.

Des Camerounais parmi les victimes

La proximité avec le Cameroun explique la présence de ressortissants des deux pays sur certains sites miniers de cette zone.

Au moins quatre Camerounais figureraient parmi les personnes décédées, selon Cameroon Tribune.

Le gouverneur de la région camerounaise de l’Est, Grégoire Mvongo, a annoncé une collaboration avec les autorités centrafricaines pour assurer le suivi du drame.

Cette coopération doit notamment permettre d’identifier les victimes et d’accompagner les familles concernées.

Une activité difficile à contrôler

Au-delà du bilan humain, l’accident pose une nouvelle fois la question de l’encadrement de l’exploitation artisanale de l’or.

Dans plusieurs régions de Centrafrique, des travailleurs extraient le précieux métal avec des moyens limités. Certains sites fonctionnent également en dehors des circuits autorisés.

Cette situation augmente les risques pour les mineurs. Les galeries peuvent notamment devenir instables sans dispositifs de sécurisation suffisants.

Le problème ne concerne d’ailleurs pas uniquement la Centrafrique. Le Cameroun voisin connaît lui aussi des difficultés liées à l’exploitation minière clandestine.

Les accidents se répètent

Le drame de Zamboyé n’est pas un cas isolé.

En juin dernier, un autre éboulement avait déjà provoqué plusieurs dizaines de décès sur le site aurifère de Bé-Mbari, dans la même région de la Nana-Mambéré.

Cette succession d’accidents nourrit les critiques contre le manque de contrôle des exploitations artisanales.

Pour les opposants aux autorités, la répétition de ces catastrophes montre surtout les limites du dispositif actuel.

L’exploitation de l’or au cœur des enjeux économiques

La question est d’autant plus sensible que les ressources minières occupent une place importante dans l’économie centrafricaine.

Le pays dispose notamment de réserves d’or et de diamant. Mais une partie de leur exploitation échappe encore aux circuits officiels.

Cette situation prive l’État de revenus tout en exposant les travailleurs à des conditions particulièrement difficiles.

Le drame de Zamboyé remet donc en lumière un double défi : mieux sécuriser les mineurs et renforcer le contrôle de l’exploitation artisanale.

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